Kabare : le Réseau des femmes et filles intensifie son plaidoyer pour un quota féminin dans les instances locales de décision

Le Réseau des femmes et filles de Kabare a poursuivi, jeudi 28 mai 2026, son plaidoyer en faveur d’une meilleure représentation des femmes dans les instances locales de prise de décision, à travers le dépôt d’une note de plaidoyer auprès de la chefferie de Kabare, au Sud-Kivu.
Après les groupements de Miti et d’Irhambi-Katana, cette démarche vise désormais les autorités de la chefferie afin d’encourager une participation accrue des femmes et des jeunes filles dans la gouvernance locale.
La cérémonie de remise du document s’est déroulée au bureau du groupement de Miti, en présence d’une vingtaine de femmes et filles membres du réseau venues des groupements de Miti et d’Irhambi-Katana.
Après lecture de la note, celle-ci a été officiellement remise à Charles Lyantuga, secrétaire administratif du groupement de Miti, représentant le chef de groupement empêché, lequel représentait également le chef de la chefferie de Kabare pour la circonstance.
Dans leur plaidoyer, les membres du réseau demandent notamment l’instauration d’un quota réservé aux femmes et aux filles dans les postes de prise de décision au niveau local.
Elles plaident également pour l’organisation de formations et de programmes de mentorat destinés à renforcer les capacités des femmes en leadership et en gouvernance.
Le document sollicite en outre un appui technique et logistique aux initiatives portées par les femmes et les jeunes filles, ainsi que l’organisation de campagnes de sensibilisation visant à promouvoir la participation féminine dans la gouvernance locale.
Réagissant à cette démarche, le réceptionnaire de la note a rassuré les participantes de sa volonté de transmettre le document à qui de droit par l’entremise du chef de groupement représentant la chefferie dans l’entité.
Signalons que, cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Mama Simama kwa ajili ya Amani na Usalama » (Femme, lève-toi pour la paix et la sécurité), mis en œuvre par le Réseau d’Innovation Organisationnelle (RIO ASBL) avec l’appui financier du Fonds pour les Femmes Congolaises.
François Ishaka



