Uvira : 16 journalistes et 4 membres du staff de la SYMUF-MP formés sur la paix environnementale et climatique

Seize professionnels des médias, dont des rédacteurs en chef et des journalistes, ainsi que quatre membres du staff de la SYMUF-MP, participent à une formation de deux jours sur les fondamentaux de la paix environnementale et climatique.
L’ouverture de cette formation est intervenue ce mardi 11 août 2026 dans la salle de réunions du Centre d’Échange, de Formation et de Recherche en Journalisme et Médias (CEFRJM) de la Synergie des Médias pour l’Union des Forces, Maison de la Presse (SYMUF-MP), à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Cette formation consacrée à la paix environnementale constitue l’une des activités de renforcement des capacités des journalistes dans le cadre du projet « Média Paix Genre et Environnement » (MPGE), mis en œuvre par la SYMUF-MP avec l’appui de l’organisation allemande EIRENE.
Dans son mot d’ouverture, le chef du projet MPGE, Jean-Marie Murhula Corneille, a expliqué que cette formation vise à doter les journalistes des connaissances nécessaires afin de constituer un pool de professionnels expérimentés dans les thématiques liées à la paix environnementale et climatique ainsi qu’à la gestion rationnelle des catastrophes.
Le chef de projet a également présenté les attentes du projet à l’égard des participants, désormais appelés à produire des émissions et des microprogrammes consacrés à la paix environnementale et climatique ainsi qu’à la gestion des catastrophes.
« Le projet Média Paix Genre et Environnement, MPGE, se veut de préparer les journalistes à devenir de plus en plus des professionnels, capables de produire en profondeur des contenus médiatiques sensibles à l’environnement et de préparer leurs auditeurs ainsi que l’ensemble de la communauté qu’ils servent à cultiver l’esprit critique, à adopter une bonne éducation et des attitudes positives sur la paix environnementale », a fait savoir Jean-Marie Murhula Corneille.
Le formateur du jour, l’ingénieur Banigwaninzigo Innocent, consultant et chercheur en environnement, a, dans son premier module, établi les différences entre plusieurs concepts environnementaux couramment utilisés dans le milieu médiatique régional et ailleurs.
Dans ses explications, le formateur est revenu sur la paix environnementale, présentée comme une approche proactive dans laquelle la gestion durable des ressources naturelles, notamment l’eau, les terres et les forêts, sert de levier à la coopération, à la confiance et à la résilience entre les communautés.
S’agissant de la paix climatique, il l’a définie comme une approche intégrée visant à transformer la gestion des impacts et des ressources liés au dérèglement climatique en un levier de coopération, de confiance et de résilience entre les communautés.
Les participants à cette session disent attendre beaucoup de cette formation, notamment sur les principes de production des émissions, la maîtrise des concepts clés liés à l’environnement, les techniques de production de débats interactifs sur l’éducation environnementale et la gestion des catastrophes naturelles, ainsi que le maintien du lien entre producteurs et auditeurs et la collecte des retours après chaque production.
Cette formation intervient dans un contexte environnemental particulier à Uvira, une ville exposée aux inondations provoquées par le débordement de plusieurs rivières, causant des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Sa proximité avec le lac Tanganyika constitue également un facteur de vulnérabilité.
À titre d’illustration, la ville d’Uvira a enregistré, depuis 2020, une série de catastrophes environnementales ayant fait plus de 300 morts et emporté près de 2 000 maisons, notamment à la suite du débordement des rivières Kavimvira, Mulongwe et Kalimabenge ainsi que des eaux du lac Tanganyika.
Le débordement des eaux de ces rivières et du lac doit inciter les journalistes à renforcer la sensibilisation de la communauté et à promouvoir une éducation durable sur la paix environnementale et la gestion des catastrophes naturelles.
Il sied de noter que cette session clôture une série de formations consacrées aux fondamentaux du journalisme sensible aux conflits, au genre et à la paix environnementale. Elle ouvre également un nouveau chapitre consacré aux productions autour des trois thématiques du projet MPGE, à savoir la paix et la gestion non violente des conflits, le genre et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), ainsi que la paix environnementale et climatique.
Les participants à cette formation de deux jours sont notamment des professionnels des médias issus des organisations partenaires des médias (OPM), ainsi que des membres du staff de la SYMUF-MP affectés aux services de rédaction-production et à la technique.
Pour le bureau de communication de la SYMUF-MP



