Forfaits internet à Bukavu : la NDSCI-Bagira réclame 1 Go valable 24 heures à 500 FC

À Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, la tarification des forfaits internet mobile fait l’objet de préoccupations parmi les abonnés de plusieurs réseaux de télécommunications. La Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI), noyau communal de Bagira, appelle à une révision des offres et plaide pour des tarifs plus accessibles aux consommateurs.
Le président de la NDSCI-Bagira, Shamikolo Kitwembili Bertin, l’a déclaré après un entretien avec Estnews.info, évoquant les changements rapportés par des abonnés depuis plusieurs jours. Selon lui, les modifications concernent notamment le coût de certains forfaits et leur durée de validité.
Chez Airtel, des abonnés rapportent que le forfait de 1 Go, auparavant valable 48 heures, serait désormais limité à 24 heures. Certains utilisateurs affirment également avoir constaté l’expiration de leurs forfaits avant le délai annoncé. Des changements sont également signalés par des consommateurs des réseaux Orange, Vodacom et Africell.
Cette situation intervient dans un contexte économique difficile dans l’est de la République démocratique du Congo, où la population fait face à plusieurs défis liés notamment à la situation sécuritaire et à la baisse du pouvoir d’achat. Pour la NDSCI-Bagira, l’évolution des tarifs devrait ainsi tenir compte des capacités financières des ménages.
Face à ces préoccupations, la structure citoyenne appelle les autorités compétentes à examiner la situation et à veiller au respect des droits des consommateurs. Elle demande également à la Ligue des consommateurs des services au Congo-Kinshasa de saisir les instances habilitées afin que les préoccupations exprimées par les abonnés soient prises en compte.
Dans sa campagne citoyenne, la NDSCI-Bagira formule une revendication précise : 1 Go d’internet à 500 francs congolais, valable pendant 24 heures. Elle demande parallèlement une amélioration de la qualité de la connexion ainsi qu’une plus grande transparence dans les offres proposées aux utilisateurs.
Les opérateurs Vodacom, Airtel, Orange et Africell sont concernés par cette démarche. Pour la NDSCI-Bagira, l’accès à internet est devenu essentiel dans plusieurs domaines, notamment l’éducation, l’information, le commerce et les activités professionnelles. La structure estime dès lors que son coût devrait rester accessible au plus grand nombre.
La structure citoyenne appelle enfin les opérateurs à prendre en considération les préoccupations des abonnés et les autorités à assumer leur rôle de régulation. Elle prévient que l’absence de réponse à ces revendications pourrait conduire à l’organisation d’actions citoyennes en faveur d’un accès à internet plus abordable.
François Ishaka



