Sud-Kivu : la réapparition des barrières illégales sur l’axe Bukavu-Uvira suscite l’indignation des voyageurs

Quelques semaines après la réouverture du tronçon Bukavu-Uvira sur la Route nationale n°5 (RN5), des barrières illégales ont de nouveau été érigées sur cet axe stratégique reliant la ville de Bukavu, sous contrôle de l’AFC/M23, aux zones tenues par les FARDC et certains groupes Wazalendo
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des usagers, des sommes variant entre 1 500 et 5 000 francs congolais sont exigées à différents points de passage par des forces gouvernementale s et leurs alliés . Certains voyageurs affirment avoir déboursé jusqu’à 23 000 FC au cours d’un seul trajet, dénonçant une pratique qui alourdit davantage les conditions de déplacement dans la région.
D’après les mêmes sources, ces barrières ne sont pas fixes. Leur emplacement change régulièrement, tout comme les montants réclamés, compliquant ainsi le contrôle de la situation par les autorités compétentes.
Cette situation suscite une vive indignation parmi les voyageurs, qui assimilent ces perceptions à une forme de racket. Plusieurs d’entre eux estiment que ces pratiques portent atteinte à l’image des forces chargées de garantir la sécurité de la population. « Il est particulièrement honteux et regrettable de constater que nos forces de sécurité se comportent parfois comme des groupes rebelles », ont confié certains usagers.
Réagissant à cette situation, le mouvement citoyen Machozi ya Raïya rappelle que les barrières routières doivent être exclusivement destinées au contrôle sécuritaire et non servir de points de perception illicite. Il appelle les autorités civiles et militaires à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces pratiques.
Le mouvement exhorte également les responsables concernés à renforcer la surveillance sur cet axe routier afin de garantir la libre circulation des personnes et des biens, tout en rétablissant la confiance de la population envers les institutions chargées de sa protection.
Raphaël Lwango


