Kinshasa : les 24 bourgmestres des communes appellent à un débat national sur le changement de la Constitution

Réunis au sein de leur collectif, les bourgmestres des 24 communes de Kinshasa ont réaffirmé, ce jeudi 28 mai, leur attachement à l’unité nationale, à la stabilité des institutions ainsi qu’à la défense des intérêts du peuple congolais, tout en appelant à l’ouverture d’une réflexion nationale sur le changement de la Constitution.
Dans une déclaration conjointe, ces autorités communales ont renouvelé leur loyauté envers les institutions de la République démocratique du Congo. Elles ont également exprimé leur soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, saluant ses efforts en matière de consolidation de la souveraineté nationale, de restauration de l’autorité de l’État et de réponse aux défis sécuritaires et sociaux qui persistent dans le pays.
Abordant les questions de diplomatie et de sécurité, les bourgmestres ont apporté leur soutien aux accords de Washington, qu’ils qualifient de pas important vers le renforcement de la paix, de la stabilité régionale et du respect de l’intégrité territoriale de la RDC.
Ils ont, dans la même dynamique, encouragé les initiatives internationales et régionales visant à obtenir la cessation des hostilités dans l’Est du pays.
Ils ont également appuyé les sanctions prises contre l’armée rwandaise ainsi que contre les groupes armés et mouvements rebelles impliqués dans les violences dans l’Est de la RDC. Selon eux, aucun intérêt politique, économique ou communautaire ne peut justifier les massacres, les déplacements forcés des populations ou encore l’occupation illégale du territoire national.
Sur le plan institutionnel, le collectif a salué l’ouverture du débat national sur l’éventualité d’un passage à une Quatrième République, à travers l’élaboration d’une nouvelle Constitution jugée plus adaptée aux réalités actuelles du pays.
Les bourgmestres estiment que cette démarche doit s’inscrire dans un cadre républicain, démocratique et inclusif, respectueux des lois, de la liberté d’expression et de la souveraineté du peuple.
Ils ont enfin annoncé leur engagement à accompagner ce processus par des actions de sensibilisation auprès des populations, afin de favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés à cette réforme constitutionnelle.
Hop Patrick



