Ebola au Sud-Kivu : aucun cas actif, mais un risque persistant, alerte la DPS

La Division provinciale de la santé du Sud-Kivu (DPS) a organisé, ce jeudi 25 juin 2026, un briefing d’information à l’intention des journalistes, à son siège de Bukavu.
La rencontre a été animée par le Docteur Claude Bahizire, chargé de communication de la Division provinciale de la santé du Sud-Kivu, qui a insisté sur la nécessité de maintenir la vigilance face au risque persistant de la maladie à virus Ebola, malgré l’absence actuelle de cas actifs dans la province.
D’entrée de jeu, il a rappelé que la situation épidémiologique demeure fragile, dans un contexte national où l’épidémie n’a pas encore été officiellement déclarée terminée.
Il a souligné que des cas sont encore signalés dans certaines zones du pays, notamment dans les provinces voisines de l’Ituri et dans le grand nord de la province du Nord-Kivu, ce qui maintient un risque de réintroduction de la maladie au Sud-Kivu.
Selon lui, la mobilité des populations entre les provinces, facilitée par les moyens de transport et les échanges, constitue un facteur important de propagation potentielle. « Le monde est devenu petit », a-t-il déclaré, soulignant qu’un cas peut survenir à tout moment, même dans un contexte actuellement stable.
Face à cette situation, la Division provinciale de la santé a jugé nécessaire d’impliquer les professionnels des médias dans la sensibilisation communautaire.
Le Docteur Claude Bahizire a ainsi appelé les journalistes à relayer les messages de prévention afin de renforcer l’engagement de la population dans la lutte contre la maladie.
Il a rappelé l’importance des mesures d’hygiène, en particulier le lavage régulier des mains, considéré comme une barrière essentielle contre la transmission du virus. « Le virus n’est pas visible à l’œil nu, mais il reste dangereux », a-t-il averti, comparant la menace à celle d’un danger invisible mais potentiellement mortel, pour illustrer la nécessité d’une vigilance collective.
Le chargé de communication a également salué les efforts conjoints des communautés locales, des autorités sanitaires et administratives locales, des partenaires techniques et financiers, qui ont permis d’obtenir des résultats encourageants, notamment l’absence actuelle de cas actifs dans la province.
Cependant, il a insisté sur le fait que cette situation ne doit pas conduire au relâchement. Il a recommandé de rester attentif aux signes suspects, notamment la fièvre brutale, les maux de tête ou encore les antécédents de voyage dans des zones à risque.
Dans ces cas, a-t-il expliqué, il est impératif d’alerter rapidement les services de santé pour une prise en charge rapide et une investigation.
Le processus de prise en charge, a-t-il précisé, comprend l’isolement du patient dans un centre de transit, suivi de prélèvements analysés en laboratoire. Grâce aux capacités renforcées dans la province, les résultats peuvent être obtenus en moins de 24 heures. En cas de résultat négatif, un second test est effectué après trois jours afin de confirmer l’absence d’infection.
Pour conclure, la Division provinciale de la santé a réitéré son appel à la vigilance communautaire et à la collaboration avec les équipes sanitaires, afin d’éviter toute résurgence de la maladie et de préserver les acquis obtenus dans la lutte contre Ebola au Sud-Kivu.
Pascal Mushiarhamina



