Kabare : le Réseau des femmes et filles plaide pour un quota féminin dans les instances locales de décision

Le Réseau des femmes et filles de Kabare a déposé, lundi 25 mai 2026, une note de plaidoyer auprès du chef de groupement de Miti, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu, afin de promouvoir une meilleure participation des femmes et des filles dans les instances locales de prise de décision.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Mama Simama kwa ajili ya Amani na Usalama » (« Femme, lève-toi pour la paix et la sécurité »).
La cérémonie de remise s’est tenue au bureau du groupement de Miti. Après lecture du document, une vingtaine de femmes et filles membres du réseau, venues des groupements de Miti et d’Irhambi-Katana, ont officiellement remis la note à Charles Lyantuga, secrétaire administratif du groupement de Miti.
Dans leur plaidoyer, les membres du réseau demandent notamment la fixation d’un quota réservé aux femmes et aux filles dans les postes de prise de décision au niveau local.
Elles sollicitent également l’organisation de formations et de programmes de mentorat destinés à renforcer les compétences des femmes en matière de leadership et de gouvernance.
Le document plaide en outre pour un appui financier et logistique aux femmes candidates aux élections locales, ainsi que pour des campagnes de sensibilisation visant à encourager la participation féminine à la gouvernance locale.
Réagissant à cette démarche, le secrétaire administratif du groupement de Miti a rassuré les participantes de sa volonté de transmettre la note aux autorités compétentes. Il a également promis son soutien en faveur d’une participation accrue des femmes et des filles aux postes de prise de décision au sein du groupement.
Outre Miti, cette activité de plaidoyer s’est également poursuivie dans les groupements d’Irhambi-Katana, en territoire de Kabare, et de Mbinga-Sud, dans le territoire de Kalehe.
Rappelons que, ce projet est mis en œuvre par le Réseau d’Innovation Organisationnelle (RIO Asbl), avec l’appui financier du Fonds pour les Femmes Congolaises.
François Ishaka



