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Baraka : un homme lynché et brûlé vif après des accusations de « disparition de sexe »

Un homme âgé de plus de 40 ans a été lapidé puis brûlé vif, lundi 2 mars 2026, à Baraka, dans la province du Sud-Kivu.

Le drame s’est produit aux environs de 15 heures, près de l’état-major des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en plein centre-ville.

Selon une source locale, l’homme a été accusé par des habitants d’être impliqué dans un présumé cas de « disparition d’organe génital », un phénomène relayé par des rumeurs persistantes dans plusieurs localités de l’est du pays. Alertés par les cris d’un individu affirmant avoir perdu son sexe après avoir salué le suspect, des jeunes en colère se sont rapidement mobilisés.

Pris à partie, le quadragénaire a été violemment agressé par la foule avant d’être tué puis incendié. Les éléments de la police sont intervenus après les faits, alors que les auteurs du lynchage avaient déjà pris la fuite.

Ce drame survient dans un climat de psychose alimenté par des rumeurs faisant état de disparitions mystérieuses d’organes génitaux. La veille, deux autres personnes avaient été interpellées par des éléments Wazalendo et placées en détention à Baraka pour des accusations similaires.

La propagation de ces allégations a entraîné une vague de panique au sein de la population. Des pratiques supposées de « protection », comme le port d’épingles ou de bracelets, se répandent dans la ville, où ces objets sont devenus rares et coûteux.

Des acteurs de la société civile appellent au calme, à la vigilance et au respect de la loi, tout en exhortant la population à ne pas céder à la rumeur ni à la justice populaire.

Ils rappellent que seule l’intervention des services compétents est habilitée à établir les faits et à sanctionner d’éventuels auteurs d’infractions.

Raphaël Lwango

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