Presse

Bukavu : les journalistes appelés à un traitement responsable de l’information en période de conflits

La formation des journalistes des médias en ligne organisée par la SYMUF( Maison de la presse), s’est poursuivie ce jeudi 21 août 2025 à l’hôtel Au Beau Lieu à Bukavu.

Pour ce troisième jour, les participants ont travaillé sur deux thématiques, à savoir le journalisme sensible aux conflits et le reportage sensible aux conflits.

Le facilitateur, le professeur Adolphe Kilomba, a exhorté les journalistes à adopter une posture éthique et prudente dans le traitement de l’information. Il a insisté sur la nécessité d’éviter de raviver les tensions, de contrer les discours haineux et de limiter les risques d’escalade liés à la désinformation.

Cette approche repose sur une lecture fine du contexte, une vérification rigoureuse des faits et un effort constant pour produire des récits équilibrés, impartiaux et respectueux des réalités locales.

Concernant le reportage sensible aux conflits, il a mis l’accent sur l’importance du choix des mots, des images et de la gestion des témoignages. Chaque détail compte, a-t-il souligné, car il s’agit de protéger les sources, de ne pas stigmatiser les victimes et de donner une voix aux communautés touchées sans accroître leur vulnérabilité.

Le professeur a également expliqué les différentes phases d’un conflit, de l’escalade à la désescalade, et rappelé le rôle pacificateur que peuvent jouer les médias.

Il a demandé aux journalistes de garder à l’esprit trois objectifs majeurs du journalisme sensible aux conflits, à savoir ne pas créer de conflit, réduire les tensions et contribuer à leur résolution.

Avant toute couverture dans un contexte conflictuel, a-t-il ajouté, le journaliste doit identifier clairement le sujet, l’analyser et préparer ses questions avec soin.

Pour lui, les professionnels des médias sont appelés à devenir des acteurs de paix en diffusant une information qui éclaire sans diviser, informe sans blesser et contribue à bâtir une société plus apaisée et résiliente.

Signalons qu’à l’issue de cette formation, chaque média participant devra signer un engagement en vue de produire et de diffuser des contenus favorisant la paix, la participation citoyenne et le vivre-ensemble au Sud-Kivu.

Pascal Mushiarhamina

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *