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Bukavu : les journalistes appelés à produire des émissions interactives contre les discours de haine

La formation des journalistes des médias en ligne, organisée par la SYMUF, s’est poursuivie ce vendredi 22 août à l’hôtel Au Beau Lieu de Bukavu.

Pour cette quatrième journée, les travaux ont porté sur la production et l’animation d’émissions interactives ainsi que sur la réalisation de spots de sensibilisation consacrés à la lutte contre les messages de haine.

Le facilitateur, le professeur Adolphe Kilomba, a rappelé que le rôle du journaliste engagé dans ce domaine ne se limite pas à informer mais à l’éducation.

Selon lui, les productions médiatiques doivent être conçues comme de véritables outils pédagogiques permettant de sensibiliser le public aux dangers du discours de haine, de renforcer la participation citoyenne et de transformer les échanges en messages constructifs.

La production de contenus de sensibilisation exige des messages clairs, simples et percutants. L’utilisation d’un langage inclusif, de témoignages, de saynètes ou de slogans permet de toucher les émotions.

Le choix d’invités pertinents, parmi lesquels des experts, des leaders communautaires, des jeunes ou des victimes, contribue à refléter la diversité et la tolérance.

Le professeur Kilomba a également insisté sur la responsabilité éthique du journaliste, appelé à modérer ou recadrer tout propos discriminatoire, à garantir l’équilibre et l’impartialité et à éviter toute stigmatisation.

Selon lui, le discours de haine constitue une menace pour les valeurs démocratiques et les fondements de la société. Il se manifeste sous plusieurs formes, notamment la xénophobie, le racisme, l’intolérance, l’antisémitisme, la haine contre les musulmans ou encore la persécution des chrétiens.

C’est dans ce contexte que l’ONU a proclamé le 18 juin Journée internationale de lutte contre le discours de haine, a rappelé le prof Adolphe.

Les participants ont également réfléchi à la promotion du vivre-ensemble, un processus qui favorise l’inclusion, le sentiment de sécurité et d’appartenance.

La formation a mis en avant trois objectifs majeurs dont le cognitif, qui consiste à connaître, l’affectif, qui renforce l’amour entre communautés, et le comportemental, qui encourage un changement d’attitude.

Rappelons qu’à l’issue de ce cycle, chaque média s’est engagé à produire et diffuser des contenus favorisant la paix, la cohésion sociale et la participation citoyenne au Sud-Kivu.

Pascal Mushiarhamina

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