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Bukavu : Le prof Adolphe Kilomba exhorte les journalistes à éviter le délit de presse et le discours de haine

Le professeur Adolphe Kilomba, facilitateur du deuxième jour de l’atelier de formation des journalistes des médias en ligne organisé par la SYMUF (Maison de la presse), a insisté ce mercredi 20 août 2025 sur deux thématiques essentielles, à savoir le code du numérique et la lutte contre le discours de haine.

S’adressant à 25 participants venus de Bukavu, Idjwi, Bunyakiri et Nyangezi, il a rappelé que le code du numérique, entré en vigueur en 2023, impose désormais des responsabilités légales aux professionnels des médias en ligne.

Il a mis en garde contre la propagation de fausses informations qui exposent les journalistes au délit de presse.

Il a par ailleurs recommandé à ceux qui disposent de connaissances en informatique de collaborer étroitement avec l’Agence nationale de cybersécurité (ANCY), organe rattaché au ministère de l’Intérieur, afin d’éviter de tomber sous le coup de la loi.

Le facilitateur a précisé que les fournisseurs d’accès à Internet et les responsables de sites web s’exposent à des sanctions sévères en cas de dérapage, allant de la confiscation de matériels à la dissolution de leur structure, avec possibilité de fermeture de leurs activités pour une période allant de deux à cinq ans, sur décision des juridictions compétentes.

Abordant la question du discours de haine, le professeur Kilomba a rappelé que ce dernier divise les communautés et compromet le vivre-ensemble.

 Il a invité les journalistes à bannir toute forme de propos discriminatoires véhiculés à travers des textes, images, caricatures ou encore des références liées à l’origine, à la couleur de peau, au genre ou à la langue.

Selon lui, chacun doit pouvoir s’exprimer dans la langue dans laquelle il se sent à l’aise, sans craindre de stigmatisation.

Soutenue par la Coopération suisse (DDC), cette formation se déroule à l’hôtel Au Beau Lieu, à Nguba. Elle a débuté le 19 août et prendra fin le samedi 23 août.

Rappelons qu’à l’issue de cette session, chaque média signera un engagement visant à promouvoir des contenus qui renforcent la paix, la participation citoyenne et le vivre-ensemble au Sud-Kivu.

Pascal Mushiarhamina

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