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Uvira : des CPGL jugées de mauvaise qualité, des voix s’élèvent contre la DGM

La qualité des CPGL  délivrés par la Direction générale de migration (DGM) suscite de vives inquiétudes parmi les usagers à Uvira, dans la province du Sud-kivu. Le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA dénonce une situation préoccupante et appelle les autorités compétentes à réagir.

Selon plusieurs détenteurs de ces documents, les CPGL, vendus à 10 dollars américains, seraient imprimés sur un papier jugé très fragile, incapable de résister à quelques mois d’utilisation normale.

« La mienne n’a même pas encore totalisé trois semaines, mais regardez déjà dans quel état elle se trouve, malgré le petit étui que la DGM nous remet », témoigne une commerçante rencontrée à la frontière de Kavimvira.

Un étudiant congolais vivant au Burundi partage la même préoccupation, affirmant que « même de simples papiers duplicateurs vendus dans les papeteries sont de meilleure qualité que ces CPGL ».

Outre la qualité jugée médiocre du support, les usagers déplorent également l’interdiction de plastifier ces documents. D’après plusieurs témoignages, les agents de la DGM refusent systématiquement cette pratique, pourtant utile pour prolonger la durée de vie du document.

Certains agents justifient cette interdiction par le risque de disparition du numéro vert de sécurité, situé dans la partie supérieure droite, sous l’emblème de la République démocratique du Congo.

Face à cette situation, le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA appelle la Direction générale de migration, au niveau national, à revoir en urgence la qualité des papiers utilisés pour la production des CPGL distribués dans les provinces.

Des cas similaires seraient également signalés dans la province de Kalemie, selon plusieurs témoignages recueillis.

Pour ce mouvement, il est inadmissible que des citoyens congolais continuent de payer des frais relativement élevés pour des documents officiels qui se détériorent après seulement quelques semaines d’utilisation.

Il souligne que le respect des usagers des services publics passe aussi par la qualité des documents administratifs mis à leur disposition, plaidant ainsi pour des mesures urgentes afin d’améliorer la fiabilité et la durabilité de ces documents essentiels à la circulation transfrontalière.

Raphaël Lwango

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