Sud-Kivu : les habitants de Kavimvira, Kilomoni, Kawizi et Kiliba privés d’eau potable après les pluies torrentielles

Les habitants de Kavimvira, Kilomoni, Kawizi et Kiliba, dans la ville et le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, font face à une pénurie d’eau potable depuis les pluies torrentielles du 17 octobre 2026.
Cette situation fait craindre une recrudescence des maladies hydriques, notamment le choléra, alerte le Mouvement citoyen Machozi ya Raïya (MCMR-RDC), qui appelle les autorités à intervenir en urgence.
À l’origine de cette perturbation figure la destruction de la déviation du pont reliant Kasenga à Kavimvira, emportée par les fortes pluies. Les intempéries ont également endommagé certaines installations de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), situées en contrebas, compromettant ainsi l’approvisionnement en eau du robinet dans les localités concernées.
Privés d’un accès régulier à l’eau potable, les habitants se tournent désormais vers le lac Tanganyika et les différentes rivières pour répondre à leurs besoins quotidiens. Le recours à ces sources d’eau, dont la qualité n’est pas garantie, expose la population à des risques sanitaires, particulièrement en cas de contamination.
Face à cette situation, le Mouvement citoyen Machozi ya Raïya met en garde contre une possible augmentation des cas de choléra et d’autres maladies liées à la consommation d’eau contaminée. L’organisation insiste sur la nécessité de mesures urgentes pour limiter les risques et préserver la santé des populations affectées.
Le mouvement citoyen appelle ainsi les autorités compétentes et les services concernés à prendre les dispositions nécessaires pour réparer les installations endommagées et rétablir, dans les meilleurs délais, la distribution d’eau potable. Il estime que l’accès à l’eau constitue une nécessité vitale qui ne peut être durablement compromis sans conséquences sur la santé publique.
En attendant le rétablissement de l’approvisionnement en eau potable, les habitants de Kavimvira, Kilomoni, Kawizi et Kiliba sont contraints de recourir à des sources alternatives, notamment les eaux du lac Tanganyika et des rivières environnantes, pour satisfaire leurs besoins quotidiens.
Raphaël Lwango



