kabare : la société civile dénonce des exploitations de pierres qui mettent en danger les familles de Nyangulube et Kalangwe

La Société civile Forces vives du groupement de Mudusa dénonce la persistance de l’exploitation illicite de pierres dans les sous-villages de Nyangulube et Kalangwe, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Elle alerte sur les dangers auxquels sont exposées les populations riveraines et appelle les autorités compétentes à intervenir urgemment pour mettre fin à ces activités.
Dans une déclaration rendue publique le 4 novembre 2026, cette structure citoyenne affirme que ces exploitations auraient déjà occasionné la mort de plus de quatre personnes. Le cas le plus récent signalé est celui de Théophile Mugokerwa, âgé de 34 ans, qui a perdu la vie dans l’une de ces carrières.
Au-delà de ces pertes en vies humaines, la proximité des sites d’exploitation avec les habitations constitue une autre source d’inquiétude. Selon la société civile, plusieurs familles sont exposées aux risques liés à ces activités, certaines ayant même perdu leurs logements.
Elle dénonce également l’implication des femmes et des enfants dans ces travaux, qui les exposent à des dangers pour leur santé et leur sécurité, tout en contribuant à la dégradation de l’environnement.
Face à cette situation, les Forces vives de Mudusa exigent la suspension définitive des activités d’exploitation illicite de pierres dans les zones concernées. Elles demandent aux autorités administratives et aux services compétents de prendre des mesures urgentes, avec l’implication directe de l’autorité territoriale de Kabare, afin de trouver une solution durable à ce problème.
La structure citoyenne réclame également l’interpellation des personnes présumées responsables de ces exploitations et leur traduction devant les instances judiciaires compétentes, conformément à la loi. Elle appelle les autorités à sortir de leur silence et à prendre leurs responsabilités face à un phénomène qui continue, selon elle, de menacer la sécurité des habitants.
Dans leur déclaration, les Forces vives de Mudusa rappellent que la protection des populations doit primer sur les intérêts économiques particuliers, s’opposant ainsi à la poursuite de pratiques qui mettent en péril les vies humaines et risquent de provoquer de nouvelles tragédies dans le groupement.
Rédaction



