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Sud-Kivu : Des propriétaires de concessions minières alertent sur l’exploitation illicite de l’or et les pillages orchestrés par les Wazalendo de la CNPSC à Fizi

Les propriétaires de concessions minières et plusieurs acteurs économiques du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, tirent la sonnette d’alarme. Ils dénoncent une série d’exactions attribuées aux éléments du groupe armé CNPSC, dirigé par William Yakutumba.

Selon leurs témoignages, ces combattants exploiteraient illégalement de l’or et pilleraient systématiquement les entrepôts appartenant à des entreprises chinoises opérant dans la région. Une situation qui suscite une vive inquiétude au sein des communautés locales et du secteur privé.

D’après un message d’alerte transmis à notre rédaction par des sources locales, ces éléments armés, initialement déployés pour assurer la sécurisation des sites miniers situés dans le secteur de Ngandja, groupement de Basikasilu, précisément dans le village de Misisi, se seraient transformés en exploitants miniers. Ils auraient écarté les propriétaires légitimes ainsi que l’ensemble des travailleurs présents sur les lieux.

Ces Wazalendo justifieraient leurs agissements par ce qu’ils qualifient de « mobilisation des efforts de guerre », selon les mêmes sources. Une explication qui ne convainc pas les victimes de ces exactions, ni les organisations locales.

« Nous déplorons l’exploitation illicite de l’or, les pillages systématiques des entrepôts appartenant aux Chinois, ainsi que le vol de véhicules dans le territoire de Fizi par des éléments Wazalendo/CNPSC. Ils prétendent collecter des moyens pour soutenir leur effort de guerre », déclare un acteur de la société civile locale ayant requis l’anonymat.

Le même interlocuteur affirme que ces agissements seraient facilités par la complicité d’un député national originaire de la région. Il évoque une situation de plus en plus préoccupante, marquée par l’impunité.

Il révèle notamment que quatre véhicules de type Land Cruiser 4×4 et deux engins de type “poclet”, appartenant à des entreprises, ont déjà été confisqués. De grandes quantités de carburant auraient également été emportées par ces éléments armés.

Cette situation est vivement décriée par les acteurs de la société civile, les propriétaires des concessions concernées, ainsi que les entreprises victimes de ces actes. Tous dénoncent un climat d’insécurité propice à la criminalité économique.

Ils appellent les autorités compétentes à intervenir en urgence, à rétablir l’ordre et à sanctionner les responsables. À défaut, préviennent-ils, les entreprises locales risquent de sombrer dans la faillite, avec des conséquences graves sur la vie socio-économique des populations de la région.

Hope Patrick depuis Goma

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