Sud-Kivu : l’UFMP dénonce l’agression d’une journaliste à Sange et appelle à la protection des médias
L’Union des Femmes des Médias Pour la Paix (UFMP) a condamné l’agression dont a été victime la journaliste Dorcas Asteri Bireke, reporter à la Radio Rurale de Sange, dans la soirée du mercredi 13 mai 2026 à Sange, en territoire d’Uvira au Sud-Kivu.
Selon la direction de la Radio Rurale de Sange, la journaliste a été attaquée vers 19h30 au quartier Musenyi par deux hommes armés non identifiés, vêtus en tenue civile, alors qu’elle regagnait son domicile après son service. Les assaillants lui ont arraché son téléphone portable avant de prendre la fuite.
À travers une déclaration rendue publique après l’incident, l’UFMP a exprimé sa solidarité à Dorcas Asteri Bireke ainsi qu’à toute l’équipe de la Radio Rurale de Sange. L’organisation estime que cette attaque illustre les risques sécuritaires auxquels restent exposés les professionnels des médias, particulièrement les femmes journalistes, dans l’exercice de leur métier.
L’UFMP a également appelé les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires à ouvrir des enquêtes afin d’identifier les auteurs de cette agression et de les traduire en justice. Elle plaide en outre pour le renforcement des dispositifs de protection des journalistes et des organes de presse dans la région.
Cette nouvelle agression intervient dans un climat marqué par la multiplication des menaces et intimidations contre les journalistes à Uvira et dans ses environs, Rappelant que récemment, la journaliste Sifa Munyaka Angèle de la Radio Notre-Dame de Tanganyika avait également dénoncé des menaces et propos injurieux tenus à son encontre lors d’une activité sportive à Uvira.
Face à cette situation, l’UFMP invite les acteurs politico-administratifs et communautaires à promouvoir le respect du travail des journalistes et réaffirme son engagement en faveur de la liberté de la presse et de la sécurité des femmes journalistes au Sud-Kivu.


