RDC : l’entourage de Patrick Munyomo alerte sur des menaces qu’il attribue à Modeste Bahati Lukwebo

La cellule de communication du député national Patrick Munyomo a publié, le 14 mai 2026 à Kinshasa, un communiqué dans lequel elle alerte l’opinion publique nationale et internationale sur des « menaces présumées » visant l’élu de Goma.
Ces menaces seraient attribuées au sénateur Modeste Bahati Lukwebo et à certains de ses proches, dans un contexte de tensions politiques au sein de la plateforme Union sacrée de la Nation.
Selon ce communiqué, ces tensions auraient émergé après des prises de position publiques de l’honorable Patrick Munyomo critiquant certaines déclarations du sénateur Bahati Lukwebo, jugées contraires à la ligne politique de la Haute Autorité politique de l’Union sacrée, le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi.
La cellule de communication affirme que le cas le plus récent remonterait au 13 mai 2026, date à laquelle le sénateur Bahati Lukwebo se serait présenté dans un centre d’apprentissage de langue anglaise situé à proximité du bureau privé de l’honorable Munyomo, installé dans un immeuble du boulevard du 30 Juin, à Kinshasa, estimant que cette proximité suscite des interrogations et disposerait, selon elle, d’éléments documentés à ce sujet.
Dans ce même communiqué, la cellule de communication s’interroge sur les motivations de cette présence répétée dans l’environnement immédiat du bureau du député, évoquant un climat de méfiance et une possible volonté d’intimidation. Elle estime également que cette situation pourrait contraindre l’élu à partager certains espaces communs de l’immeuble, ce qu’elle considère comme préoccupant dans le contexte actuel.
Plusieurs interrogations sont soulevées par la cellule, notamment sur le choix du centre d’apprentissage concerné, alors que d’autres établissements similaires existent dans la capitale congolaise, ainsi que sur les implications sécuritaires liées à la cohabitation dans le même bâtiment.
Face à cette situation, la cellule de communication de l’honorable Patrick Munyomo appelle le Parlement de la République, ainsi que les services de sécurité compétents, à se saisir du dossier afin d’en évaluer les implications. Elle qualifie les faits dénoncés de « provocations » et de « menaces », tout en mettant en garde contre toute détérioration de la situation.
Le communiqué souligne que ces tensions s’inscriraient dans un climat politique déjà marqué par des divergences au sein de la plateforme Union sacrée et du regroupement AFDC-A, appelant à une vigilance accrue des autorités compétentes.

