Kolwezi : MACHOZI YA RAÏYA alerte sur des violences présumées contre des ressortissants du Grand-Kivu

Le Mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA dénonce une situation qu’il qualifie de préoccupante à Kolwezi, dans la province du Lualaba, où des ressortissants du Grand-Kivu seraient, depuis plusieurs mois, victimes de discriminations, de menaces et de violences liées à leur origine communautaire.
Dans une déclaration rendue publique le 8 août 2026, l’organisation fait état d’un climat de peur qui toucherait particulièrement des personnes originaires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Elle rapporte également des cas présumés de pillage et de destruction de biens, notamment depuis l’aggravation des tensions au mois de mars dernier.
Parmi les faits dénoncés figure la mort de Safari Buhendwa Euphrem et de Cikuru Civurunga Jean, deux jeunes présentés comme membres de la communauté shi. Selon MACHOZI YA RAÏYA, ils auraient été brûlés vifs, enfermés dans leur commerce d’Airtel Money, à la fin du mois de juillet.
Le mouvement affirme que des éléments des FARDC et de la Police nationale congolaise auraient été présents sur les lieux au moment des faits, sans intervenir. Ces accusations restent à établir par une enquête indépendante.
Face à ces événements, l’organisation citoyenne réclame des investigations transparentes afin de déterminer les circonstances exactes de ces violences et d’établir les responsabilités. Elle demande également que les personnes impliquées, y compris d’éventuels complices ou commanditaires, soient identifiées et traduites en justice.
La protection des civils constitue une autre revendication, particulièrement pour les personnes qui disent se sentir menacées dans leurs quartiers et leurs lieux de travail. Le mouvement appelle par ailleurs les autorités à condamner publiquement tout discours susceptible d’alimenter la haine ou la stigmatisation entre communautés.
MACHOZI YA RAÏYA invite enfin la population de Kolwezi et du Lualaba à privilégier le calme et à se méfier des rumeurs ainsi que des appels à la vengeance. Pour cette structure citoyenne, l’origine provinciale ne peut justifier ni l’exclusion, ni les violences contre un citoyen congolais.
Elle rappelle que les ressortissants du Grand-Kivu, comme ceux de toutes les autres provinces, disposent des mêmes droits sur l’ensemble du territoire national.
Raphaël Lwango



