Kabare : l’OBAPG-RDC alerte sur la pénurie d’eau à Kamakombe en pleine rentrée scolaire

La pénurie d’eau potable préoccupe plusieurs sous-villages de Kamakombe, dans le groupement de Bugorhe, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Le mouvement citoyen Observatoire d’Actions Parlementaires et Gouvernementales (OBAPG-RDC) appelle les autorités compétentes à intervenir face à une situation qui risque d’affecter les conditions de vie des habitants, particulièrement en cette période de rentrée scolaire.
Dans un entretien accordé à Estnews.info dimanche 30 août, le sous-noyau de l’OBAPG-RDC à Bugorhe indique que les sous-villages de Buloho 1er, également appelé Buliriko, Igurhu, Nyakarhalaga et Kabamba sont particulièrement touchés.
Selon cette structure citoyenne, l’eau ne coule plus régulièrement aux bornes-fontaines publiques, contraignant les habitants à parcourir de longues distances pour s’approvisionner.
Cette situation suscite également des inquiétudes pour les enfants en âge scolaire, exposés à des maladies d’origine hydrique et à des retards lorsqu’ils doivent parcourir de longues distances à la recherche d’eau.
Le mouvement citoyen redoute par ailleurs des risques d’accidents de circulation ainsi que l’exposition des femmes et des jeunes filles à diverses formes de violences lors de leurs déplacements vers les points d’approvisionnement.
Pour l’OBAPG-RDC, une intervention rapide des autorités est nécessaire afin de limiter les conséquences de cette pénurie, particulièrement dans une zone confrontée à un contexte sanitaire déjà préoccupant.
De son côté, Néhémie Neema Bahati, gérant de l’Association des Usagers des Réseaux d’Eau Potable (ASUREP) Bugorhe, attribue cette situation à plusieurs facteurs. Il évoque notamment la saison sèche, qui réduit le débit de la source, la forte consommation d’eau ainsi que certaines activités champêtres pratiquées à proximité des points de captage.
L’ASUREP invite les habitants à signaler rapidement toute anomalie constatée sur le réseau de distribution afin de permettre à ses équipes d’intervenir et de rechercher des solutions adaptées.
François Ishaka



