Kabare : l’ADPF multiplie les variétés de patates douces et de manioc pour lutter contre l’insécurité alimentaire

L’Association de développement pour la promotion de la femme et la jeune fille (ADPF), dont le siège est situé à Kashusha, dans le groupement de Miti, territoire de Kabare, procède à la multiplication de différentes variétés de semences de patates douces et de manioc au profit des communautés affectées par les conflits armés.
Selon Aimé Muganda, coordonnateur de cette ASBL, la communauté locale, à vocation essentiellement agricole, traverse actuellement une période difficile marquée par l’escalade des conflits et la propagation du wilt bactérien qui ravage les plantations de bananiers.
Face à cette situation, l’association a entrepris la multiplication de six variétés de patates douces à chair orange, reconnues pour leur valeur nutritive et leur rentabilité, ainsi que de deux variétés de manioc, notamment MUNDOLA et SIKIRU.
Ces deux variétés de manioc, dont l’une est douce et l’autre amère, se distinguent par leur résistance aux maladies, leur croissance rapide et leur rendement élevé.
« Chacune de ces variétés, notamment Kabode, Mayayi, Irène, Kakamega, Terimbere et Anakwamire, peut produire jusqu’à 30 000 kg par hectare. Pour le manioc, chaque variété peut atteindre une production d’environ 7 à 8 tonnes », a expliqué le coordonnateur de l’ADPF.
Il ajoute que ces variétés de manioc sont issues de plus de 10 années de recherches menées par l’INERA/Mulungu.
Aimé Muganda appelle ainsi les agriculteurs à s’approprier ces semences de patates douces, qui seront disponibles après trois mois, soit entre juin et juillet, tandis que celles de manioc seront accessibles vers le mois de décembre de l’année en cours ou en janvier de l’année prochaine.
Rappelons que, ces activités agricoles bénéficient de l’accompagnement de l’INERA/Mulungu, d’Action d’Espoir et du Center international for potato (CIP).
François Ishaka



