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Kabare : la société civile de Cirunga alerte sur le sort des enfants victimes des conflits armés

À l’occasion de la Journée internationale des enfants victimes innocentes d’agression, célébrée chaque 4 juin, la société civile de Cirunga, dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation des enfants affectés par les conflits armés et l’insécurité persistante. Elle appelle les autorités à prendre des mesures concrètes pour assurer leur protection et leur réhabilitation.

Dans un communiqué signé ce 4 juin, le président de la société civile de Cirunga, Innocent Nyakura, dénonce les graves conséquences de la violence sur les mineurs. Selon lui, de nombreux enfants sont privés de leurs droits fondamentaux, notamment à la sécurité, à l’éducation et à la protection.

La structure citoyenne indique que plusieurs enfants ont perdu la vie lors des affrontements armés qui secouent certaines zones du territoire de Kabare. Elle déplore également les attaques et destructions ayant visé des écoles et des structures sanitaires, compromettant l’accès des enfants aux services essentiels.

La société civile affirme par ailleurs que plusieurs mineurs ont été emmenés après avoir été assimilés à des membres de forces ou groupes armés. Dans plusieurs cas, leurs familles seraient restées sans nouvelles de leur sort.

Le communiqué fait également état de cas d’exploitation d’enfants, perpétrés en violation des lois nationales et des instruments internationaux de protection de l’enfance.

Face à cette situation, la société civile de Cirunga exhorte la communauté internationale, les organisations humanitaires et les acteurs de la société civile à renforcer les mécanismes de protection des enfants et à garantir leur sécurité physique et psychologique.

Elle plaide en outre pour un accès humanitaire sans restriction afin de permettre aux enfants déplacés ou touchés par les violences de bénéficier des soins de santé, de l’alimentation et de l’éducation, demandant enfin le retour de tous les enfants arrêtés ou séparés de leurs familles lors des affrontements.

François Ishaka.

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