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Bukavu Dawa : le jour où l’indisponibilité d’un président a provoqué un électrochoc

L’OC Bukavu Dawa a vécu ce samedi 24 janvier 2025 une journée historique, à forte charge symbolique, mêlant remise en question institutionnelle et réveil sur le terrain.

Réunis en Assemblée générale extraordinaire évaluative à l’hôtel Beau Lieu à Nguba, les membres du club ont constaté l’indisponibilité prolongée d’Aimé Boji Sangara, président du club et aujourd’hui président de l’Assemblée nationale.

Sur le papier, cette fonction de premier plan aurait pu constituer un levier stratégique pour la gestion et le rayonnement de Bukavu Dawa. Beaucoup y voyaient une opportunité unique de stabilité, de soutien institutionnel et d’ambition sportive.

Pourtant, la réalité a été tout autre. L’éloignement progressif du président dans la gestion quotidienne du club a créé un vide managérial, coïncidant avec une série de défaites qui ont fragilisé l’équipe et ébranlé le moral des supporters.

Durant cette période d’indisponibilité, Bukavu Dawa a semblé errer sans boussole, alors même que joueurs et staff continuaient d’espérer un retour ou une implication plus visible de leur président. Cette attente prolongée a montré ses limites et a poussé le club à faire preuve de lucidité et de responsabilité.

L’Assemblée générale a alors décidé de réaménager partiellement le comité dirigeant pour préserver les intérêts supérieurs de l’institution. Trois nouveaux membres dont Olivier Mubalama et Popaul Cizungu à la présidence et Mulu London à la trésorerie ont été intégrés afin de renforcer l’équipe dirigeante et assurer la gestion du club jusqu’aux élections prévues au début de l’exercice sportif 2026-2027.

Le symbole fort de cette journée est venu du terrain. Le même jour, Bukavu Dawa a signé une victoire éclatante mais inattendue face à Céleste sur le score de 1-0, effaçant en partie l’humiliation de la lourde défaite 5-0 à l’aller.

Cette performance a envoyé un message clair : même en l’absence de son président, le club conserve des ressources morales et un esprit de résilience capables de provoquer un véritable électrochoc.

Cette victoire a ravivé l’espoir et démontré que la gouvernance, si importante soit-elle, ne peut jamais remplacer l’engagement collectif, la discipline et la volonté de se relever face à l’adversité. Bukavu Dawa se trouve à un tournant décisif.

Entre reconnaissance du passé, acceptation d’une indisponibilité devenue handicapante et volonté de rebondir, le club semble avoir choisi la voie de la responsabilité et du renouveau.

Reste à transformer ce sursaut en dynamique durable afin que ce succès ne soit pas un simple éclair mais le début d’une véritable reconstruction vers des jours meilleurs.

Pascal Mushiarhamina 

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