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Kabare : le COCEP réclame une enquête indépendante après l’abattage d’un gorille au Parc national de Kahuzi-Biega

Le Collectif de Citoyens Engagés pour l’Éveil Patriotique (COCEP) dénonce l’abattage d’un gorille de Grauer dans le secteur de Musisi, au sein du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.

Dans un communiqué publié le 20 juillet 2026, cette organisation citoyenne qualifie cet acte de crime contre la biodiversité et appelle les autorités à agir.

Le COCEP rappelle que le gorille de Grauer est une espèce endémique de la République démocratique du Congo, protégée par les législations nationale et internationale. Selon la structure, sa disparition représente une perte considérable pour le patrimoine naturel mondial de l’UNESCO ainsi que pour le potentiel écotouristique du parc.

Afin de faire toute la lumière sur cette affaire, le collectif demande l’ouverture d’une enquête indépendante en vue d’identifier, d’arrêter et de traduire en justice les auteurs, coauteurs et complices de cet abattage, plaidant également pour l’organisation d’un procès public afin de renforcer la sensibilisation à la protection de la faune.

Dans ses recommandations, le COCEP invite l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et les éco-gardes à intensifier les patrouilles et les mécanismes de surveillance, en particulier dans les zones périphériques et les corridors écologiques du parc.

L’organisation appelle aussi les communautés locales et les peuples autochtones à collaborer avec les autorités environnementales en dénonçant tout acte de braconnage ou de trafic d’espèces protégées.

Elle exhorte, en outre, le gouvernement ainsi que les partenaires techniques et financiers à renforcer les moyens matériels, logistiques et financiers des gestionnaires du parc afin de mieux lutter contre l’insécurité et la criminalité faunique.

Le COCEP réaffirme enfin que le Parc national de Kahuzi-Biega constitue un patrimoine naturel d’une importance capitale pour le Sud-Kivu et la République démocratique du Congo.

Sa protection, estime le collectif, demeure indispensable à la préservation de la biodiversité et au développement durable.

François Ishaka 

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