Nord et Sud-Kivu : 283 000 enfants vaccinés contre la rougeole et 12 000 patients soignés par MSF

Dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, Médecins Sans Frontières (MSF) maintient ses activités médicales malgré l’instabilité sécuritaire, les déplacements de population et les difficultés d’accès à plusieurs zones. Les chiffres enregistrés depuis le début de l’année témoignent de l’ampleur des besoins sanitaires auxquels les communautés restent confrontées.
Selon les données communiquées par l’organisation, plus de 283 150 enfants ont été vaccinés contre la rougeole. Parallèlement, plus de 12 050 patients ont été soignés et plus de 2 410 personnes prises en charge pour le choléra. À Katoyi, dans le Nord-Kivu, plus de 3 600 patients souffrant de malnutrition ont également bénéficié de soins depuis le début de l’année.
La réponse de MSF intervient alors que plusieurs urgences sanitaires se superposent dans les deux provinces. À Beni et Butembo, ses équipes participent à la prise en charge des patients atteints d’Ebola. Elles interviennent également contre la rougeole et le choléra dans des zones telles que Bukavu, Shabunda et Goma, tout en renforçant la surveillance épidémiologique, la prévention des infections et la sensibilisation des communautés.
Dans le territoire de Rutshuru, l’organisation soutient quatre hôpitaux de référence et plus d’une dizaine de centres de santé dans les zones de Rutshuru, Kibirizi et Binza. Les établissements concernés assurent notamment les urgences, la pédiatrie, la chirurgie, la nutrition ainsi que les soins de santé sexuelle et reproductive.
À Masisi, l’appui porte notamment sur l’Hôpital général de référence et plusieurs centres de santé de Nyabiondo et Masisi Centre. Les équipes y assurent des consultations, des soins d’urgence, la prise en charge des victimes de violences sexuelles et des activités liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement.
Dans la zone de santé de Mweso, MSF accompagne également l’hôpital général de référence et plusieurs structures sanitaires confrontées à des besoins importants. Les interventions couvrent les soins primaires, les violences sexuelles ainsi que le traitement du paludisme, des infections respiratoires aiguës et des maladies diarrhéiques.
À Goma, Saké et dans les environs, les conséquences des affrontements et des déplacements continuent de peser sur l’offre de soins. Dans les centres de santé de CCLK, Murara et Saké, MSF assure notamment les consultations, la vaccination et le suivi nutritionnel des enfants. L’organisation prend aussi en charge les victimes de violences sexuelles.
À l’Hôpital général de référence de Kyeshero, son soutien concerne les soins secondaires, la pédiatrie et l’unité nutritionnelle thérapeutique intensive. Un centre spécialisé dans la prise en charge de la rougeole complète ce dispositif.
À Walikale, les contraintes sécuritaires et logistiques compliquent davantage l’accès aux services médicaux. MSF continue néanmoins d’appuyer l’Hôpital général de référence et plusieurs centres de santé afin de maintenir les soins primaires et secondaires.
Au Sud-Kivu, notamment à Minova et Bunyakiri, les mouvements de population ont également accru les besoins. Les équipes y poursuivent des activités en santé maternelle, chirurgie d’urgence et pédiatrie, ainsi que la prise en charge médicale et psychosociale des victimes de violences sexuelles.
Ces résultats montrent l’importance des interventions sanitaires dans une région où les crises sécuritaires, les déplacements et les épidémies se conjuguent. Pour MSF, le maintien des services médicaux demeure essentiel afin de garantir aux populations les plus exposées un accès aux soins, malgré les conditions d’intervention particulièrement difficiles.
Rédaction



