Mudusa : la Société civile recense 8 cas d’insécurité et 4 morts en moins d’un mois

La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le groupement de Mudusa, dans le territoire de Kabare. Du 9 août au 3 septembre 2026, la Société civile Forces Vives du groupement dit avoir recensé huit cas d’insécurité ayant fait quatre morts et touché 21 ménages dans plusieurs villages et sous-villages.
Selon le bilan publié ce jeudi 3 septembre par François Mubalama, président de cette structure citoyenne, plusieurs incursions armées ont été signalées au cours de la période considérée. Au début du mois d’août, dix ménages du sous-village de Cirhagabwa 2, dans le village de Cimpwiji, auraient été visités par des hommes armés.
Dans la nuit du 9 au 10 août, deux autres ménages ont été ciblés à Nyangulube, dans Mudusa-Centre. Deux jours plus tard, dans la nuit du 12 au 13 août, deux ménages du sous-village de Luhoko, toujours à Mudusa-Centre, ont également été visités.
La violence a ensuite pris une tournure plus meurtrière. Le 17 août, un homme âgé de 37 ans a été retrouvé sans vie dans un ruisseau à Luhoko. Quelques jours plus tard, entre le 20 et le 21 août, un jeune homme de 26 ans a été tué par une population en colère à Cirhagabwa 2.
La série d’incidents s’est poursuivie à la fin du mois. Dans la nuit du 30 au 31 août, cinq ménages ont été visités dans le même sous-village de Cirhagabwa 2. Le 2 septembre, une femme a été tuée vers 19 heures par des hommes armés non identifiés dans le village de Cimpwiji.
Dans la nuit du 2 au 3 septembre, une jeune fille de 20 ans a, à son tour, été atteinte par balle dans les sous-villages de Nyangulube et Kalangwe, à Mudusa-Centre. Elle est décédée sur place. Deux ménages ont également été visités au cours de cette même période.
En réaction à cette succession d’incidents, la Société civile Forces Vives de Mudusa exhorte les autorités à renforcer la sécurité dans les zones affectées afin de prévenir de nouvelles violences, protéger les habitants et leurs biens et favoriser le rétablissement de la paix.
François Ishaka



