Sud-Kivu : la détresse persistante des déplacés d’Uvira interpelle les autorités

La situation humanitaire des populations déplacées dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, reste préoccupante plusieurs mois après le début des violences ayant entraîné leur fuite.
La coordination de la société civile des nationalistes congolais (SCNC) d’Uvira fait état de conditions de vie extrêmement précaires depuis février dernier.
Cette structure renseigne que les habitants des villages de Mugaja, Kirondo et Kitija, situés dans le groupement de Runingu, ainsi que ceux de Mulenge, dans le groupement de Kigoma, en chefferie des Bafuliiru, ont été contraints d’abandonner leurs habitations en raison de l’insécurité persistante.
Sur le terrain, les déplacés font face à de nombreuses privations. Exposés aux intempéries, ils passent leurs journées et leurs nuits dans des abris de fortune, souvent à la belle étoile. L’accès à la nourriture demeure un défi majeur, obligeant plusieurs d’entre eux à parcourir de longues distances dans des conditions difficiles.
Les informations recueillies auprès de la SCNC indiquent également que les zones d’origine de ces habitants restent sous le contrôle de groupes armés, rendant leurs champs agricoles inaccessibles, notamment ceux de manioc, principale source de subsistance. À ce jour, aucun moyen concret ne leur a permis de regagner leurs villages.
Face à cette situation, un appel pressant est lancé aux autorités provinciales et nationales afin qu’elles assument pleinement leurs responsabilités, notamment en rétablissant la sécurité et en facilitant le retour des populations dans des conditions dignes.
L’urgence d’une action concrète en faveur de ces déplacés est par ailleurs soulignée, rappelant que ces derniers continuent de placer leur espoir dans les institutions du pays. Le droit fondamental de ces citoyens à vivre en paix dans leurs foyers aujourd’hui abandonnés est également mis en avant.
Alors que la crise se prolonge, la détresse des déplacés d’Uvira met en lumière les défis sécuritaires et humanitaires persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Raphaël Lwango

