Mudusa : les carrières illégales font peser une lourde menace sur la population et les infrastructures

La Société civile du groupement de Mudusa lance une nouvelle alerte sur l’exploitation illicite de pierres dans les carrières de Kalangwe et Nyangulube, en territoire de Kabare.
Mercredi 18 février, le rapporteur Alain Ashuza a dénoncé une situation devenue critique, malgré deux précédentes alertes adressées aux autorités compétentes et restées sans suite concrète.
Sur le terrain, l’activité se poursuit sans encadrement ni respect des normes de sécurité. Des creusements incontrôlés sont réalisés à proximité immédiate du chemin reliant les deux villages ainsi que des habitations riveraines.
Fragilisé par ces excavations anarchiques, le sol menace de s’affaisser, exposant les populations à un danger permanent. La structure citoyenne dénonce également le recours aux enfants dans ces travaux pénibles et dangereux.
Livrés à eux-mêmes dans les carrières, ces mineurs sont exposés aux éboulements, aux blessures graves, à l’inhalation de poussières nocives et à des accidents potentiellement mortels.
Une telle pratique constitue une violation manifeste des droits de l’enfant et compromet leur avenir en les privant d’éducation et de protection.
Les impacts sont déjà perceptibles dans la zone. Le chemin principal présente des signes d’affaiblissement avancé.
Des fissures apparaissent sur certaines habitations environnantes, laissant craindre des effondrements progressifs. S’y ajoutent des risques de glissements de terrain, une dégradation accélérée de l’environnement, une pollution de l’air nuisible à la santé publique ainsi qu’une insécurité sociale croissante.
Face à cette situation, la Société civile du groupement de Mudusa estime que l’inaction pourrait déboucher sur une catastrophe humaine et infrastructurelle.
La structure appelle les autorités à tous les niveaux à suspendre immédiatement toute exploitation illégale dans ces carrières, à mettre un terme à l’utilisation des enfants, à sécuriser le chemin menacé et à protéger les habitations voisines. Elle réclame également l’identification et la sanction des responsables ainsi que la mise en place de mécanismes durables de contrôle.
Les acteurs de la société civile se disent déterminés à poursuivre la mobilisation pour la défense des droits et de la sécurité des populations locales, convaincus qu’une intervention rapide peut encore prévenir le pire.

