Est de la RDC : de la plume à la truelle, le journaliste Benjamin Marhegeko active son mode résilience dans le Kivu

La région du Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, demeure confrontée à une situation sécuritaire et économique difficile. Les conflits armés récurrents, l’instabilité et la précarité compliquent davantage les conditions de vie des populations ainsi que l’exercice de plusieurs professions, notamment le journalisme.
Face à cette réalité, le journaliste Benjamin Marhegeko affirme avoir choisi de préserver une stricte neutralité dans son travail afin de rester fidèle aux principes d’objectivité et d’éthique professionnelle. Pour lui, le rôle du journaliste consiste avant tout à informer, éduquer et sensibiliser la population à travers des faits vérifiés et équilibrés.
« Je suis journaliste depuis plus d’un lustre dans la province du Sud-Kivu. J’ai réalisé plusieurs reportages sur la vie sociale, économique et politique de la sous-région. Cette profession m’a permis de côtoyer plusieurs personnalités, notamment le Prix Nobel de la paix 2018, le Dr Denis Mukwege, l’ancien président français François Hollande, ainsi que plusieurs décideurs politiques congolais », explique Benjamin Marhegeko.
Cependant, les difficultés liées au contexte sécuritaire et économique ont poussé ce professionnel des médias à diversifier ses activités pour subvenir à ses besoins quotidiens. Il s’est ainsi tourné vers la maçonnerie, un métier appris durant son adolescence auprès de son père, conducteur des travaux en bâtiment et travaux publics.
« Pour assurer mon train de vie, j’ai choisi de travailler dans la maçonnerie. C’est un métier que j’ai appris très jeune et qui me permet aujourd’hui de faire face aux réalités du moment », confie-t-il.
Malgré les défis, Benjamin Marhegeko garde espoir de reprendre pleinement sa carrière journalistique. Étudiant en sciences de l’information et de la communication à l’université, il considère le journalisme comme une passion et une vocation professionnelle.
« La lueur d’espoir demeure. J’espère que la situation va s’améliorer afin que nous puissions reprendre normalement nos activités. Le journalisme reste ma passion et mon orientation professionnelle », conclut-il.
Il faut dire qu’à travers son parcours, Benjamin Marhegeko illustre la capacité de résilience de nombreux journalistes de l’est de la RDC, contraints de conjuguer leur métier avec d’autres activités génératrices de revenus pour faire face aux difficultés du quotidien.
La rédaction



