Sud-Kivu : Le gouverneur issu de l’AFC/M23, Emmanuel Birato, exhorte à l’unité pour bâtir une paix durable au-delà des clivages ethniques

C’est une page importante qui s’est ouverte ce vendredi 6 juin à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, avec le lancement officiel du projet d’Intégration de la Paix et de la Cohésion Sociale.
Une initiative ambitieuse qui vise à consolider l’unité provinciale dans une région longtemps marquée par des tensions communautaires récurrentes.
Lors de la cérémonie inaugurale, le gouverneur sous l’administration de l’AFC/M23, Emmanuel Birato Rwihimba a pris la parole devant un parterre de responsables communautaires, de leaders religieux et d’acteurs de la société civile.
Il a saisi cette tribune pour adresser un message fort et sans équivoque : les clivages ethniques doivent céder la place à une cohabitation harmonieuse.
« Je suis honoré que vous m’ayez sollicité pour parler de pacification, un enjeu majeur qui fragilise notre société depuis bien trop longtemps », a déclaré le gouverneur, soulignant l’urgence de tourner la page des divisions identitaires.
Félicitant les initiateurs du projet, il a salué leur capacité à rassembler les différentes composantes sociales de la province dans un même espace de dialogue. Selon lui, cette démarche inclusive constitue le socle sur lequel doit se bâtir la paix véritable.
« C’est une très bonne chose que d’avoir réuni ici des membres de toutes les communautés. Le développement ne peut naître dans un climat de ségrégation. Aucun peuple n’évolue dans l’isolement », a-t-il martelé, visiblement ému par la portée symbolique de l’événement.
Dans un discours empreint d’émotion et de détermination, Emmanuel Birato a insisté sur l’importance de mettre en avant les valeurs communes, plutôt que les différences.
Il a rappelé que le sang qui coule dans nos veines est le même, appelant ainsi chaque citoyen à rejeter les discours de haine.
« Engageons-nous pour une société sans division. Cessons de nous regarder en adversaires. Fondons-nous sur ce qui nous unit, pas sur ce qui nous sépare », a-t-il exhorté avec fermeté.
Ce projet s’inscrit dans un contexte délicat où les tensions identitaires continuent de freiner les dynamiques de paix. Il entend offrir un cadre structuré pour renforcer la cohésion sociale à travers des dialogues intercommunautaires, des ateliers de réconciliation et des actions concrètes sur le terrain.
En conclusion, le lancement de cette initiative marque un tournant décisif dans l’histoire du Sud-Kivu. Elle porte l’espoir d’un avenir plus solidaire, fondé sur le respect mutuel, la tolérance et l’engagement collectif en faveur d’une paix durable.
Pascal Mushiarhamina


