ActualitésPolitique

Sud-Kivu : le cadre intercommunautaire des étudiants dénoncent une « campagne de diabolisation » contre Modeste Bahati Lukwebo

Le Cadre intercommunautaire des étudiants du Sud-Kivu est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « campagne de diabolisation » visant le deuxième vice-président du Sénat, le professeur Modeste Bahati Lukwebo. 

Dans une déclaration rendue publique, cette structure estudiantine exprime son indignation face à l’évolution récente de la situation politique en République démocratique du Congo, notamment au sein de la chambre haute du Parlement.

À l’origine de cette réaction, une conférence de presse tenue le 4 mars 2026 par le sénateur Bahati Lukwebo, au cours de laquelle il s’était exprimé sur plusieurs sujets sensibles, dont le dossier présumé de l’acquisition de la Bralima à Bukavu, son soutien à l’accord de Washington ainsi que les enjeux liés au cessez-le-feu dans l’Est du pays. Depuis, affirment les étudiants, ses propos auraient été « sortis de leur contexte », donnant lieu à des attaques personnelles et à une stigmatisation qu’ils jugent injustifiée.

Le Cadre intercommunautaire déplore notamment des accusations portant sur l’identité du leader politique, qu’il considère comme une dérive dangereuse. « Si un fils du Sud-Kivu est ainsi remis en cause, que dire des autres figures de la province ? », s’interrogent-ils, tout en dénonçant une tendance qu’ils assimilent à une « chasse aux leaders du Grand Kivu ».

Selon ces étudiants, la chambre haute du Parlement, censée incarner la sagesse institutionnelle, devrait se tenir à l’écart de ce qu’ils qualifient de manœuvres politiciennes. Ils accusent certains acteurs politiques de chercher à affaiblir l’influence des leaders du Sud-Kivu, pourtant engagés, selon eux, dans la réélection du président Félix-Antoine Tshisekedi en 2023.

La déclaration pointe également des tentatives présumées de déstabilisation politique, évoquant des pressions exercées sur les proches collaborateurs de Bahati Lukwebo ainsi que des « montages de dossiers judiciaires et fiscaux » visant à fragiliser son camp politique.

Des accusations graves qui, selon le cadre estudiantin, participeraient d’une stratégie d’élimination politique. Dans un contexte sécuritaire déjà préoccupant dans l’Est de la RDC, marqué par des violences armées et des violations des droits humains, les étudiants estiment que ces querelles politiques détournent l’attention des priorités nationales. Ils regrettent que « certains responsables privilégient des règlements de comptes au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation ».

Face à cette situation, le Cadre intercommunautaire des étudiants du Sud-Kivu formule plusieurs revendications, dont la cessation immédiate de ce qu’il considère comme un acharnement politique contre Bahati Lukwebo. Il appelle également à l’implication personnelle du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions.

Ces derniers lancent en fin, un appel à la solidarité des ressortissants du Sud-Kivu et de leurs représentants politiques, les invitant à se mobiliser pour défendre les intérêts de leur province. Ils réaffirment, dans la foulée, leur soutien au chef de l’État et appellent à un sursaut patriotique en faveur de l’unité nationale et du retour de la paix.

Rédaction

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *