
Le mouvement citoyen Machozi ya Raiya a dénoncé, dans une déclaration rendue publique samedi 28 mars 2026, la détention jugée « arbitraire » de l’activiste de la société civile Mushakulwa Feruzi, connu sous le nom d’Amos Zambrota, dans la ville d’Uvira (Sud-Kivu).
Selon cette organisation citoyenne, l’activiste serait détenu depuis plus de quinze jours dans un cachot, à la suite de prises de position critiques exprimées sur WhatsApp. Il y dénonçait notamment la perception d’une somme de 3 000 francs congolais par ménage, exigée par la mairie d’Uvira au titre de l’assainissement.
Une contribution qu’il estimait excessive, dans un contexte marqué par la précarité des populations, les déplacements massifs et une insécurité économique persistante dans plusieurs quartiers de la ville.
Le mouvement affirme que cette privation de liberté serait intervenue en dehors de tout cadre légal. Il déplore que la personne concernée n’ait pas été présentée devant une autorité judiciaire compétente. Malgré l’intervention de ses avocats, le dossier resterait bloqué au niveau de la mairie, sans suite judiciaire, selon les mêmes sources.
Face à cette situation, Machozi ya Raiya considère qu’il s’agit d’un cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale et d’abus d’autorité.
Il rappelle que nul ne peut être privé de sa liberté en dehors des cas prévus par la loi, conformément aux principes garantis par les textes nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme.
Par conséquent, le mouvement exige la libération immédiate et sans condition de l’activiste, la transmission de son dossier au parquet compétent ainsi que l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités.
Il appelle la population, les acteurs de la société civile et les partenaires engagés dans la défense des droits humains à rester vigilants et mobilisés face à toute forme de dérive autoritaire.
Raphaël Lwango



