Produits maraîchers : pourquoi la RDC importe-t-elle encore des légumes du Burundi qu’elle peut produire, s’interroge MACHOZI YA RAÏYA

Le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA s’interroge sur la dépendance persistante de la République démocratique du Congo aux importations de produits maraîchers en provenance du Burundi, alors que le pays dispose, selon lui, d’importantes terres arables et d’un potentiel agricole capable de satisfaire une grande partie de la demande locale.
Dans sa déclaration consultée par Estnews.info, le mouvement indique que plusieurs produits, notamment les tomates, les oignons, les poireaux, les carottes, les aubergines, les concombres, les poivrons, les haricots verts, le céleri, l’ail, le gingembre, les pommes de terre, les patates douces, le manioc, les betteraves, les petits pois et les champignons, sont importés quotidiennement du Burundi vers la ville d’Uvira, le territoire de Fizi et jusqu’à Kalemie.
Selon la structure citoyenne, cette situation illustre une faible valorisation du potentiel agricole congolais, estimant que la production locale de ces cultures permettrait non seulement de réduire la dépendance aux importations, mais aussi de créer davantage d’emplois et de revenus pour les producteurs.
Elle plaide pour un renforcement des investissements dans le secteur agricole, encourageant les autorités à mettre en place des mécanismes d’accompagnement en faveur des agriculteurs, notamment à travers un appui financier, technique et logistique destiné à accroître la production maraîchère.
MACHOZI YA RAÏYA invite également les partenaires au développement à orienter davantage leurs financements vers les initiatives agricoles, qu’il considère comme des leviers durables du développement socio-économique. À ses yeux, de tels investissements contribueraient à dynamiser les économies locales et à améliorer les conditions de vie des populations.
Le mouvement estime par ailleurs que la promotion de la production locale constitue un enjeu majeur pour renforcer la souveraineté alimentaire et économique de la République démocratique du Congo. Il appelle les décideurs à faire du secteur agricole une priorité afin de mieux exploiter le potentiel du pays.
MACHOZI YA RAÏYA insiste sur la nécessité de faire de la production locale un pilier du développement et de la souveraineté alimentaire en République démocratique du Congo.
Raphaël Lwango



