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Kabare : la société civile de Kagabi alerte sur une épidémie présumée de rougeole ayant déjà coûté la vie à 5 enfants

La société civile du groupement de Kagabi, dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu), lance un cri d’alarme face à une épidémie présumée de rougeole qui sévit dans le village de Cidjo.

Selon cette structure citoyenne, la maladie a déjà causé la mort de cinq enfants en moins de deux mois, tandis que plusieurs autres cas continuent d’être signalés.

Dans une note d’alerte publiée ce mercredi 29 juillet, consultée par Estnews.info, le coordonnateur du cadre de concertation de la société civile de Kagabi, Moïse Biringanine, indique que plus de dix cas suspects ont été officiellement enregistrés. Les enfants âgés de 0 à 5 ans constituent la tranche d’âge la plus touchée.

Les données recueillies par cette structure citoyenne montrent que le sous-village de Karhuliza est actuellement le principal foyer de l’épidémie avec cinq cas recensés, dont deux décès. À Cidjo 2, trois cas ont été enregistrés, dont un décès, tandis que Cidjo 1 compte deux cas, également accompagnés d’un décès. D’autres cas isolés sont par ailleurs signalés dans les villages environnants, faisant craindre une propagation de la maladie.

Face à cette situation préoccupante, la société civile appelle les autorités sanitaires provinciales à intervenir sans délai afin de renforcer la riposte. Elle exhorte les parents à conduire rapidement dans une structure de santé tout enfant présentant des symptômes compatibles avec la rougeole.

La structure demande également aux relais communautaires d’intensifier la recherche active des cas et d’assurer leur signalement immédiat, afin de limiter la propagation de la maladie. Les chefs locaux sont, quant à eux, invités à accompagner les actions de sensibilisation auprès de la population, tandis que le personnel soignant est appelé à renforcer la prise en charge des malades et les activités de prévention.

La communauté de Kagabi espère désormais une intervention rapide des équipes de la zone de santé, notamment à travers une campagne de vaccination et d’autres mesures de riposte, afin d’éviter que cette épidémie ne se transforme en une crise humanitaire locale.

François Ishaka

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