Ituri : 60 points de contrôle déjà opérationnels pour renforcer la riposte contre Ebola

La province de l’Ituri poursuit le renforcement de son dispositif de surveillance sanitaire dans le cadre de la riposte contre l’épidémie d’Ebola. À ce jour, 60 points de contrôle sont opérationnels sur les 80 prévus afin de renforcer le triage des voyageurs et de limiter la propagation de la maladie.
L’annonce a été faite ce samedi 1er août 2026 à Bunia par le Dr Théophile Ponde, responsable du Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF) en Ituri, au cours d’un point de presse consacré à l’évolution des activités de surveillance aux frontières et sur les principaux axes de circulation.

Selon ce responsable, les contrôles effectués aux différents postes ont déjà permis d’identifier 264 cas suspects parmi les personnes en déplacement. Ces dernières ont été orientées vers les structures de santé habilitées pour leur prise en charge, conformément aux procédures de riposte contre Ebola.
Le Dr Théophile Ponde a précisé que les agents du PNHF ne se limitent pas à la prise de température et au lavage des mains. Ils procèdent également à d’autres vérifications relevant de la santé publique afin de détecter rapidement d’éventuels cas suspects. Ce système d’alerte a notamment permis de découvrir des corps sans vie qui étaient transportés sur différents moyens de déplacement, notamment des motos.
Les points de contrôle sont implantés dans des sites jugés stratégiques et devraient fonctionner en permanence. Toutefois, les défis sécuritaires empêchent certains postes de rester opérationnels durant la nuit. Pour pallier cette contrainte, des points considérés comme prioritaires, notamment celui de Muzibala, situé à une dizaine de kilomètres de Bunia, assurent une surveillance nocturne lorsque les infrastructures le permettent.
Dans les zones les plus exposées, le ministère de la Santé a réalisé une cartographie des risques afin d’organiser une surveillance continue. Cette stratégie permet aux équipes du Programme national d’hygiène aux frontières d’assurer un contrôle 24 heures sur 24 grâce à un système de rotation des agents, a expliqué le Dr Théophile Ponde.
Les autorités sanitaires rappellent que l’activation de ces points de contrôle intervient pendant les périodes d’épidémie et constitue un élément essentiel du dispositif visant à prévenir la propagation du virus Ebola à travers les mouvements de population.
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