Journée internationale des femmes rurales en RDC : le Parlement citoyen plaide pour la protection et l’autonomisation des paysannes congolaises

À l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, célébrée ce jeudi 15 octobre 2026, le Parlement citoyen (ASBL-DDH), par la voix de son président national, Me Amani Lwamba Shadrack Romuald, lance un appel en faveur de la protection, de la dignité et de l’autonomisation économique des femmes rurales en République démocratique du Congo, particulièrement dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, durement affectées par l’insécurité.
Confrontées aux conflits armés, aux déplacements forcés, aux violences sexuelles, à la pauvreté et à diverses formes d’injustice, de nombreuses paysannes continuent de travailler pour nourrir leurs familles, souvent au péril de leur sécurité.
Le Parlement citoyen rend hommage à leur courage et à leur résilience, tout en rappelant que leurs souffrances ne doivent pas être banalisées et que leurs droits fondamentaux doivent être pleinement respectés.
« La femme rurale nourrit la nation, mais qui nourrit son espoir lorsqu’elle a faim ? » À travers cette interrogation, l’organisation souligne le paradoxe d’une catégorie de femmes indispensables à la sécurité alimentaire, mais qui restent confrontées à un accès limité aux semences améliorées, aux équipements agricoles, aux crédits, aux marchés et aux services de santé.
Malgré leur contribution à l’économie familiale et au développement communautaire, leurs efforts demeurent insuffisamment reconnus et soutenus.
Pour le Parlement citoyen, cette journée ne doit pas se limiter aux discours et aux hommages symboliques, mais déboucher sur des actions concrètes.
Le soutien aux coopératives féminines, la promotion de l’agriculture familiale, l’accès aux intrants agricoles, la sécurisation des droits fonciers et le financement des initiatives économiques des femmes figurent parmi les mesures nécessaires pour améliorer durablement leurs conditions de vie.
La lutte contre les violences basées sur le genre constitue également une priorité. Les survivantes doivent bénéficier d’un accompagnement médical, psychosocial et juridique respectueux de leur dignité et de leur confidentialité, sans stigmatisation ni culpabilisation.
À cet effet, l’organisation appelle les autorités, les partenaires au développement et les acteurs de la société civile à renforcer les mécanismes de protection et à favoriser la participation des femmes rurales aux décisions communautaires.
Défenseur des droits humains et président national du Parlement citoyen, Me Amani Lwamba Shadrack Romuald estime que la protection de la femme rurale relève d’une exigence de justice sociale et d’une responsabilité collective.
Il plaide pour une mobilisation durable afin que les paysannes puissent accéder à leurs champs en toute sécurité, bénéficier des fruits de leur travail et contribuer pleinement au développement de leurs communautés.
« Une nation qui abandonne ses femmes rurales compromet sa propre survie. Mais une nation qui les protège, les accompagne et les autonomise investit dans sa paix, sa sécurité alimentaire et son développement durable », souligne-t-il.
En cette journée internationale, le Parlement citoyen réaffirme ainsi son engagement en faveur de la dignité, de la justice et de la solidarité, rappelant que protéger la femme rurale, c’est aussi préserver l’avenir de toute la nation congolaise.
Rédaction



