Ituri : la Société civile appelle à protéger le Centre de traitement Ebola de Nyakunde après des incidents

La Coordination provinciale de la Société civile Forces vives de l’Ituri a condamné les incidents survenus mercredi à Nyakunde, dans le territoire d’Irumu. Elle appelle les autorités provinciales à prendre des mesures urgentes afin de garantir la sécurité de la population ainsi que celle du Centre de traitement Ebola (CTE), dans un contexte marqué par la résurgence de la maladie.
D’après les informations recueillies par cette structure citoyenne, une femme admise à l’Hôpital général de référence de Nyakunde est décédée après n’avoir pas bénéficié à temps d’une transfusion sanguine. Ce décès a provoqué la colère d’une partie de la population, qui s’en est prise à la clôture du Centre de traitement Ebola.
Les responsables de cette organisation précisent toutefois qu’aucun patient n’a quitté le centre et qu’aucun membre du personnel soignant n’a été blessé. Ils assurent également que les activités médicales se poursuivent normalement.
À ces incidents se sont ajoutés des affrontements survenus vers 19 heures dans la localité de Masiya, à quelques kilomètres de Nyakunde. Selon les mêmes informations, ces violences ont coûté la vie à un chef autoproclamé de la milice FPIC, connu sous le surnom d’Erode, ainsi qu’à deux de ses combattants.
Plusieurs autres personnes auraient également été tuées, tandis qu’un civil a été blessé par balle dans sa parcelle. Un autre membre de la FPIC, grièvement atteint, est actuellement pris en charge à l’Hôpital général de référence de Nyakunde.
Au regard de cette situation, la Coordination provinciale estime indispensable d’éviter toute nouvelle escalade des violences, invitant le gouvernement provincial à renforcer les dispositifs de protection en faveur de la population, du Centre de traitement Ebola et des équipes engagées dans la riposte.
Pour cette structure citoyenne, les efforts doivent être orientés vers la lutte contre Ebola plutôt que vers la poursuite des affrontements armés. Elle appelle ainsi les groupes armés à faire preuve de retenue afin de permettre aux équipes sanitaires d’accomplir leur mission dans un climat de sécurité.
Cette structure citoyenne sollicite enfin, l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités dans les incidents enregistrés à Nyakunde et d’éviter que de tels événements ne se reproduisent.
Adolphe Mukendi



