Incendie à Cahi : 21 maisons détruites et plus de 110 familles sans abri après un feu dévastateur

Un incendie a ravagé plusieurs habitations du quartier Cahi, dans la ville de Bukavu, dimanche 26 juillet 2026 dans l’après-midi. Le sinistre, survenu sur l’avenue Kisangula aux environs de 16h30, a causé d’importants dégâts matériels, laissant plus d’une centaine de familles dans une situation de grande vulnérabilité.
Selon le bilan provisoire communiqué par la Société civile sous-noyau du quartier Cahi, 16 maisons ont été entièrement réduites en cendres, tandis que cinq autres ont été détruites volontairement par les habitants afin de freiner la progression des flammes. Au total, plus de 110 familles se retrouvent sans abri après cette catastrophe.
Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée jusqu’à présent, mais plusieurs biens de valeur ont été emportés par le feu. Les premières informations recueillies auprès des voisins indiquent que l’incendie serait parti d’une marmite de haricots oubliée sur le feu dans la maison de M. Masumbe. Au moment des faits, les enfants présents dans l’habitation auraient été occupés à regarder des vidéos sur TikTok, sans surveillance. Les circonstances exactes restent toutefois à confirmer par les services compétents.
Face à l’ampleur du sinistre, la population locale s’est mobilisée pour tenter de maîtriser la situation et limiter les dégâts. La Société civile de Cahi salue cette intervention communautaire, tout en dénonçant les actes de certains habitants qui ont lancé des pierres contre le véhicule anti-incendie arrivé sur le lieu du drame.
Cette structure citoyenne estime que de tels comportements compliquent davantage les opérations de secours, alors que l’intervention des services de lutte contre les incendies avait déjà été retardée par les embouteillages.
Par ailleurs, la Société civile condamne la présence de personnes venues récupérer ou acheter des objets issus des décombres auprès des victimes, notamment des ferrailles et autres biens récupérables. Elle considère ces pratiques comme une atteinte à la dignité des familles touchées, qui ont besoin d’assistance et de solidarité plutôt que d’exploitation de leur détresse.
Les autorités, les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté sont ainsi appelées à apporter une aide urgente aux sinistrés, dont plusieurs passent actuellement leurs nuits à la belle étoile et nécessitent un soutien en vivres, abris et autres besoins essentiels.
François Ishaka



