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Kabare : des organisations de la société civile dénoncent le silence des autorités sur la réouverture du site minier de Lomera

Les organisations de la société civile du territoire de Kabare, au Sud-Kivu, expriment leur profonde indignation face au silence persistant des autorités provinciales concernant la réouverture du site minier de Lomera, situé dans le groupement de Luhihi.

Selon plusieurs acteurs de la société civile contactés par Estnews.info, la fermeture prolongée de ce site a eu des répercussions socio-économiques majeures sur la population locale, déjà éprouvée par l’insécurité chronique dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Ces organisations expliquent que la suspension des activités minières a plongé de nombreuses familles dans la précarité, poussant certains habitants à tenter une exploitation illégale, ce qui a entraîné plusieurs arrestations.

Elles plaident pour une reprise encadrée et sécurisée des activités afin d’alléger les souffrances de la population de Kabare et de la ville de Bukavu, dont une grande partie vivait des retombées économiques de ce site.

Un membre de la société civile de Kabare souligne que la fermeture du site a favorisé l’émergence de plusieurs formes de délinquance dans la communauté. Selon lui, les cas de vagabondage, de vols et d’insécurité se sont multipliés depuis l’arrêt des activités à Luhihi.

Il appelle les autorités compétentes à « avoir pitié de toutes ces personnes qui survivaient grâce à ce site » et à envisager rapidement sa réouverture pour redonner espoir aux habitants affectés.

Les mêmes sources indiquent que plusieurs délégations d’exploitants artisanaux et de notables de Luhihi ont déjà rencontré les autorités provinciales afin de plaider la cause de la population, mais aucune solution concrète n’a encore été constatée sur le terrain.

Rappelons que, le site minier de Lomera est fermé depuis le mois d’août dernier, une situation qui continue de fragiliser l’économie locale et de creuser le désespoir au sein des habitants du territoire de Kabare.

François Ishaka, depuis Kabare

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