Chirambi-Buhozi : 2 ans après l’effondrement de sol, plus de 700 ménages attendent toujours une solution

Plus de 700 ménages de Chirambi-Buhozi, dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare au Sud-Kivu, vivent dans une situation de grande précarité à la suite d’un phénomène d’effondrement de sol qui affecte la zone depuis février 2024.
Selon la Nouvelle Dynamique de la Société civile (NDSCI) Mudusa, aucune assistance humanitaire n’a jusqu’ici été apportée aux familles touchées.
Le phénomène a débuté le 15 février 2024, provoquant l’effondrement de plusieurs habitations et contraignant des familles à quitter leurs logements. Après une accalmie temporaire, les mouvements du sol ont repris le 27 juillet de la même année, maintenant les habitants dans une situation d’incertitude.
Une mission d’évaluation a été menée le 15 février 2026 par des représentants du gouvernement central, de l’administration du territoire de Kabare, du Département de géologie de l’Université officielle de Bukavu ainsi que du Centre de recherche en sciences naturelles de Lwiro.
L’étude a conclu que le site était impropre à la construction, mais aucune mesure de relogement durable n’aurait, selon la NDSCI Mudusa, été mise en œuvre depuis lors.
Le 29 septembre 2026, une nouvelle maison s’est effondrée, aggravant les inquiétudes dans la zone. Plusieurs autres habitations seraient aujourd’hui fortement dégradées et exposées à un risque similaire, alors que les familles concernées disposent de peu de moyens pour trouver un logement ailleurs.
Faute de terrains et de ressources suffisantes, certaines victimes seraient même contraintes de reconstruire sur le site pourtant déclaré dangereux. Plus de 700 ménages seraient actuellement dispersés dans des familles d’accueil à Mudusa et dans les villages environnants, où ils font face à des difficultés d’accès au logement et aux services essentiels.
Par la voix de son coordonnateur, Elvis Cirimwami, la NDSCI Mudusa appelle les autorités provinciales et nationales, les organisations humanitaires, les ONG ainsi que les personnes de bonne volonté à intervenir en faveur des familles affectées.
La structure plaide notamment pour la mise à disposition d’abris temporaires, l’accès aux vivres et à l’eau potable, une assistance médicale et surtout le relogement des victimes sur un site sécurisé et adapté.
François Ishaka



