Bagira : une vague de cambriolages armés plonge les habitants de Kasha dans la psychose

Une série de cambriolages à main armée a semé la panique dans la partie Kasha, en commune de Bagira, à Bukavu, dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 mai 2026.
La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI), sous noyau Bagira, a lancé, dans un communiqué, une alerte sécuritaire urgente afin de dénoncer ces incursions criminelles et d’appeler à une intervention rapide des autorités compétentes.
Selon ce communiqué signé par son président, Bertin Shamikolo Kitwembili, les attaques se sont déroulées entre 19 heures et minuit. Les malfaiteurs ont d’abord opéré dans le quartier Cikera avant de poursuivre leur raid(attaque) dans le quartier Mulambula.
À Mulambula, plusieurs habitations ont été ciblées par des bandits armés. Parmi les victimes figure Maître Wilfried Habamungu, acteur de la société civile, dont la maison a été entièrement pillée. Les assaillants auraient emporté tous les biens de valeur ainsi que les téléphones portables retrouvés sur place.
Le président du sous noyau Mulambula, Benjamin Basedeke, a également été victime de ces hommes armés. D’après la NDSCI, il a été ligoté alors qu’il se rendait sur les lieux afin de s’enquérir de la situation.
D’autres domiciles ont également été visités par les malfaiteurs, notamment ceux du chef de travaux Lesmy Changaboba, de Sœur Bora Masumbuko et de Jean Kajamwe.
Dans le quartier Cikera, les habitants avaient déjà donné l’alerte après avoir aperçu des individus suspects. Sur l’avenue Bugoko, au moins dix maisons auraient été visitées par les bandits. Plusieurs habitants ont été dépouillés de leurs téléphones et d’autres biens de valeur.
Face à cette recrudescence de l’insécurité, la NDSCI Bagira condamne fermement ces actes de banditisme armé qui, selon elle, entretiennent un climat de peur au sein de la population locale.
Cette structure citoyenne demande aux autorités sécuritaires de renforcer urgemment les dispositifs de sécurité dans les quartiers Cikera et Mulambula.
Elle plaide également pour l’organisation de patrouilles nocturnes régulières entre 18 heures et 6 heures du matin, ainsi que pour l’ouverture d’enquêtes afin d’identifier et de traduire les auteurs de ces attaques en justice.
Il faut dire que la population, quant à elle, est appelée à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Rédaction



