Bukavu : le docteur Éric Mitima salue l’appui de l’UNICEF pour l’amélioration des soins à Bagira

Le chef de la zone de santé de Bagira, le docteur Éric Mitima, exprime sa satisfaction quant à l’appui de l’UNICEF qui a permis de renforcer plusieurs piliers du système de santé dans cette partie de la ville de Bukavu.
Selon lui, cet accompagnement a sensiblement amélioré la prise en charge des patients, en particulier les mères et les enfants.
Dans son témoignage, le docteur Mitima explique que le projet « santé et nutrition » de l’UNICEF soutient la zone de santé de Bagira à travers divers volets essentiels, notamment les ressources humaines, les médicaments, les infrastructures et les équipements.
Il précise que neuf maternités, dont celle de l’hôpital général de référence de Bagira, bénéficient d’un appui dans le domaine de la santé, tandis que huit unités nutritionnelles thérapeutique ambulatoire (UNTA) et une unités nutritionnelles thérapeutique intensive (UNTI) à l’hôpital général de Bagira reçoivent un soutien dans le cadre du volet nutrition.

« Grâce à ces appuis, la qualité des soins s’est nettement améliorée dans nos structures sanitaires », a-t-il souligné.
Des formations et un mentorat pour renforcer les compétences. L’un des axes majeurs de ce partenariat porte sur le renforcement des capacités du personnel médical.
Plusieurs formations ont été organisées, notamment sur les Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence (SONU) de base, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance (PECIME) et la prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë (PECIMA), relatives à la prise en charge intégrée de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.
« Après les formations, nous avons effectué plusieurs stages à l’hôpital de Panzi. Ces stages ont permis de constituer une équipe de mentors locaux qui accompagnent aujourd’hui les maternités dans la supervision et la prise en charge des accouchées et des nouveau-nés », a expliqué le docteur Mitima.
Il ajoute que des supervisions formatives sont régulièrement menées dans les structures de santé, permettant aux prestataires de consolider leurs compétences sur le terrain.

Des médicaments et équipements pour sauver des vies
Du côté des médicaments, l’UNICEF a fourni des produits essentiels pour la santé maternelle et infantile, ainsi que des intrants nutritionnels pour la prise en charge de la malnutrition aiguë.
« Ces intrants nous permettent de stabiliser les enfants présentant des complications et d’assurer une meilleure qualité des soins », a-t-il précisé.
En matière d’équipements, huit maternités de la zone ont été dotées de matériel médical moderne, facilitant le travail du personnel et améliorant le confort des patientes.
Des infrastructures rénovées et de nouveaux besoins exprimés.
Le docteur Mitima se réjouit également de la construction d’une maternité et d’un service de néonatologie à l’hôpital général de Bagira, un projet financé et équipé grâce à l’appui de l’UNICEF.
Cependant, il signale que la construction d’une autre maternité prévue au centre de santé de l’Umu n’a pas encore été réalisée.
« C’est un besoin urgent exprimé par la communauté, et nous continuons à plaider auprès des partenaires pour que cette activité soit concrétisée », a-t-il insisté.
Une amélioration notable des indicateurs de santé.
Grâce à l’ensemble de ces interventions, la zone de santé de Bagira affiche des résultats encourageants.

« Nous avons observé une réduction significative des décès maternels et néonatals. L’année dernière, aucun décès n’a été enregistré dans nos maternités, et jusqu’à ce jour, aucun cas n’a été signalé en 2025 », a confié le docteur Mitima avec satisfaction.
Selon lui, ces progrès démontrent l’efficacité du partenariat entre la zone de santé et l’UNICEF dans la lutte pour la survie de la mère et de l’enfant.
Des défis persistent malgré les avancées et les réalisations, le docteur Mitima reconnaît que certains défis subsistent. Il cite notamment le manque d’appui pour d’autres programmes de santé non couverts par l’UNICEF.
« Nous bénéficions également du soutien de Louvain Coopération dans le domaine de la santé mentale et des maladies non transmissibles. Mais d’autres secteurs souffrent encore du manque de financement. Un appui global permettrait de renforcer davantage les indicateurs sanitaires », a-t-il expliqué.
Un message de gratitude et de plaidoyer le chef de zone adresse ses remerciements à l’UNICEF pour son accompagnement constant.
« Nous remercions sincèrement l’UNICEF pour son attention particulière envers la zone de santé de Bagira, une zone étatique confrontée à de nombreux défis. Nous souhaitons que les projets en cours se prolongent afin de pérenniser les acquis déjà obtenus », a-t-il déclaré.
Il a également lancé un appel pressant pour la construction de la maternité de l’Umu, un projet encore en attente de concrétisation, mais jugé vital pour la population locale.
Pascal Mushiarhamina



