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Kabare : les déplacés peinent à subvenir aux besoins de leurs familles

Dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu, de nombreuses familles déplacées font face à d’importantes difficultés pour couvrir leurs besoins essentiels.

L’insécurité persistante a contraint plusieurs ménages à fuir leurs villages, les privant de leurs moyens de subsistance et de leurs principales sources de revenus.

Depuis plusieurs mois, les affrontements armés dans certaines zones du territoire ont provoqué le déplacement de milliers de personnes.

L’accès aux terres agricoles est devenu limité, tandis que de nombreuses familles ont perdu leurs activités économiques et leur bétail, accentuant ainsi leur précarité.

Cette crise touche également les communautés hôtes, dont les ressources déjà limitées s’amenuisent avec l’arrivée massive des déplacés. Dans plusieurs localités, les conditions de vie se détériorent progressivement.

« Les déplacés, tout comme les membres des familles d’accueil, ne parviennent plus à répondre aux besoins de leurs ménages. Ce n’est pas par manque de volonté, mais faute de moyens. À cela s’ajoutent les perturbations climatiques qui affectent la production agricole et favorisent notamment l’abandon scolaire des enfants », explique Amos Bukukuru, habitant de Kadjucu.

Pour faire face à cette situation, certains déplacés se tournent vers des travaux pénibles afin de subvenir aux besoins les plus urgents. Toutefois, ces activités, souvent exercées dans des conditions difficiles, exposent les concernés à divers problèmes de santé.

Au-delà des difficultés matérielles, plusieurs familles vivent avec les séquelles psychologiques liées aux violences et aux déplacements forcés. L’incertitude quant à leur avenir et la perte de leurs biens continuent d’alourdir leur quotidien.

Face à l’ampleur des besoins, les victimes des conflits installées dans différentes localités de Kabare lancent un appel aux autorités et aux organisations humanitaires. Elles réclament une assistance en vivres, en biens non alimentaires ainsi qu’un accompagnement psychosocial pour surmonter les traumatismes causés par la guerre.

« Les familles déplacées ont besoin d’une assistance alimentaire adéquate, d’aliments thérapeutiques pour prévenir la malnutrition et d’abris adaptés », plaide un habitant de Cirunga, insistant sur l’urgence d’une intervention en faveur des ménages les plus vulnérables.

Signalons que, la situation reste préoccupante dans plusieurs zones de Kabare. Déjà confrontée à une insécurité alimentaire persistante et à de nombreux défis sanitaires, la région continue d’enregistrer de nouveaux mouvements de population à la suite des affrontements armés, notamment aux abords du Parc national de Kahuzi-Biega.

Rédaction

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