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Massacres de pygmées à Beni : Tambwe Mawazo Daniel condamne une « barbarie inacceptable » et exige des poursuites contre les ADF

Le point focal des peuples autochtones pygmées de la province du Tanganyika, Tambwe Mawazo Daniel, a fermement condamné les massacres perpétrés par les rebelles des ADF contre les communautés pygmées dans la région de Beni, au Nord-Kivu. Il qualifie ces actes de « barbarie inacceptable » et appelle à une mobilisation urgente pour mettre fin aux violences qui continuent de frapper les populations civiles.

Dans sa déclaration, Tambwe Mawazo Daniel exprime sa profonde indignation après l’assassinat de six civils autochtones pygmées Twa dans le quartier Ngadi, en commune de Ruwenzori. Selon les informations recueillies auprès des rescapés, les assaillants ont fait irruption durant la nuit du dimanche 31 mai avant d’ouvrir le feu sur leurs victimes, semant la terreur au sein de la population.

Parmi les personnes tuées figure Shukrani Mangese, qui aurait perdu la vie alors qu’il tentait de porter secours à ses parents. Ce drame a provoqué une vive émotion dans la ville de Beni, où des habitants en colère ont transporté les dépouilles vers le centre-ville afin d’interpeller les autorités sur la persistance de l’insécurité dans la région.

Face à cette situation, Tambwe Mawazo Daniel appelle la communauté internationale, notamment l’Union africaine et l’Union européenne, à renforcer leur soutien aux efforts visant à protéger les populations civiles exposées aux attaques des groupes armés. Il estime que la communauté internationale ne peut pas rester silencieuse face aux violences répétées dont sont victimes les peuples autochtones.

Le responsable des peuples autochtones du Tanganyika exhorte également le gouvernement congolais à diligenter des enquêtes approfondies afin d’identifier les auteurs de ces crimes et de les traduire devant la justice. Selon lui, les responsables de ces massacres doivent être traqués et répondre de leurs actes conformément à la loi.

Signalons que cette nouvelle attaque intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant dans l’est de la République démocratique du Congo. Après l’attaque du PK16, les ADF sont accusés d’avoir tué plus de 200 civils au cours des deux derniers mois dans les territoires de Beni, d’Irumu et de Mambasa, accentuant les inquiétudes quant à la protection des populations vulnérables.

Raphaël Lwango

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