RDC : l’AFC/M23 affirme surveiller l’aéroport de Kisangani à l’aide de drones

Le mouvement politico-militaire AFC/M23 a revendiqué, dans une déclaration datée du 3 février 2025, la mise sous surveillance permanente de l’aéroport international de Kisangani grâce à l’utilisation de drones.
Cette déclaration, qui s’inscrit dans un contexte sécuritaire déjà tendu, marque une nouvelle étape dans l’évolution technologique du conflit armé en République démocratique du Congo.
Selon le mouvement, ces capacités de surveillance aérienne lui permettraient non seulement de contrôler des infrastructures stratégiques à Kisangani, mais aussi d’étendre ses opérations jusqu’à Kinshasa.
Une annonce lourde de sens, perçue comme un message direct adressé aux autorités congolaises et à leurs forces de défense.
Dans une déclaration attribuée à Corneille Nangaa, figure associée à l’AFC/M23, le mouvement affirme que « le monopole de la terreur technologique est définitivement brisé ». Il soutient que la surveillance de l’aéroport de Kisangani constitue une ligne rouge clairement établie, visant à démontrer un changement profond du rapport de forces sur le terrain.
Toujours selon cette source, la supériorité aérienne sur laquelle se serait appuyée la stratégie sécuritaire du président Félix Tshisekedi serait désormais « caduque ».
Une affirmation qui, si elle se confirmait, traduirait une escalade préoccupante du conflit, avec l’introduction accrue de technologies avancées dans les opérations militaires.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités congolaises n’a été enregistrée.
Toutefois, cette annonce ravive les inquiétudes sur la sécurité des infrastructures civiles et sur l’évolution du conflit vers une guerre de plus en plus technologique, aux conséquences potentiellement lourdes pour la stabilité du pays.

