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Kabare : la société civile appelle à une assistance urgente pour les victimes des éboulements à Mudusa

La société civile Forces vives du groupement de Mudusa, dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu), lance un appel pressant en faveur des victimes des catastrophes naturelles survenues dans les sous-villages de Cirhambi et Luhorhe.

Ces populations font face à de nombreuses difficultés après avoir été contraintes d’abandonner leurs habitations à la suite d’éboulements de terrain.

S’exprimant auprès de Estnews.info ce jeudi 15 janvier, Alain Ashuza, secrétaire-rapporteur de la société civile Forces vives de Mudusa, indique que les incidents les plus récents ont été enregistrés dans le sous-village de Cirhambi, village de Buhozi. Une situation qui a davantage aggravé la crise humanitaire depuis la nuit du 1ᵉʳ janvier 2026, marquée par une nouvelle vague de catastrophes naturelles.

Cette dernière tragédie s’ajoute à une situation déjà fragile depuis avril 2024, période au cours de laquelle le sous-village voisin de Luhorhe avait été touché par un important glissement de terrain. Plus de 1 200 personnes avaient alors perdu leurs maisons et leurs biens, trouvant refuge à Cirhambi au sein de familles d’accueil.

« Le 1ᵉʳ janvier 2026, le sort s’est de nouveau acharné. Un second éboulement a frappé Cirhambi, entraînant le déplacement de plus de 207 ménages supplémentaires, alors que les familles d’accueil hébergeaient déjà des déplacés en provenance de Ngweshe, Kabare, Kaziba, de la plaine de la Ruzizi et de Kalonge », a déclaré Alain Ashuza.

La société civile souligne qu’aucune assistance des ONG ni des autorités n’a été enregistrée jusqu’à ce jour. Cinq décès ont déjà été signalés parmi les victimes de cette seconde vague, tandis que les besoins restent criants, notamment en nourriture, en abris, en eau potable et en soins médicaux.

Le risque de nouvelles pertes en vies humaines demeure élevé si aucune intervention urgente n’est engagée. Face à cette crise humanitaire, la société civile du groupement de Mudusa relaie l’appel des sinistrés de Cirhambi et Luhorhe.

Elle interpelle les organisations humanitaires pour une assistance d’urgence (vivres, abris, soins de santé et vêtements), les autorités en place pour des solutions durables, notamment le relogement sécurisé, le suivi médical et l’assainissement, ainsi que les partenaires techniques afin de mener des études géotechniques préventives pour éviter de nouvelles catastrophes.

François Ishaka, depuis Kabare

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