Uvira : une hausse inquiétante des décès alerte le mouvement citoyen Machozi ya Raïya

La ville d’Uvira est confrontée à une recrudescence préoccupante des décès, selon le mouvement citoyen Machozi ya Raïya. Dans une déclaration rendue publique et consultée par Estnews.info, il (mouvement ) affirme que la mortalité a fortement augmenté ces derniers temps, au point de mettre à rude épreuve les capacités des services funéraires.
D’après cette structure citoyenne, les morgues enregistrent un afflux inhabituel de dépouilles, obligeant parfois les familles à attendre avant que les corps ne soient pris en charge. Les cimetières, ajoute-t-elle, afficheraient également un niveau de saturation préoccupant.
Parmi les causes évoquées, les décès attribués à des faits de sorcellerie arriveraient en tête, suivis de ceux liés à des problèmes de santé. Aucun chiffre ni élément officiel n’a toutefois été avancé pour étayer cette classification.
La déclaration fait aussi état de plusieurs cas de décès qui seraient survenus après la consommation de poisson ou de boissons alcoolisées. Face à ces allégations, la structure appelle les services compétents à mener des enquêtes afin d’en déterminer les causes exactes.
Les violences armées continuent également d’alourdir le bilan humain dans la ville. Les personnes tuées par balle figurent parmi les victimes recensées, tandis que les accidents occupent une autre part importante des décès signalés.
Le document attire en outre l’attention sur une nouvelle forme de criminalité marquée par des assassinats commis à la machette. Cette évolution, estime Machozi ya Raïya, accentue le climat d’insécurité et renforce les inquiétudes de la population.
Face à cette situation, le mouvement citoyen exhorte les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité, à améliorer la réponse sanitaire et à faire toute la lumière sur les différentes causes de décès enregistrées à Uvira.
Les causes avancées dans cette déclaration reflètent la position de cette organisation citoyenne et n’ont pas été confirmées officiellement par les autorités compétentes.
Raphaël Lwango



