Bukavu : à Kadutu, des survivantes de VBG convertissent leur vécu en levier de développement collectif

Une cinquantaine de bénéficiaires issues de la zone de santé de Kadutu, dans la ville de Bukavu, se sont réunies à Karhale pour échanger autour des initiatives génératrices de revenus développées au sein de leurs Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC).
Selon la Communication de l’AIBEF, ces structures ont été mises en place dans le cadre d’un projet d’accompagnement des femmes et filles survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre liées aux conflits dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
La même source indique que, cette rencontre visait à mettre en lumière les avantages de ces initiatives, à identifier les défis rencontrés et à définir des stratégies pour améliorer la rentabilité des activités génératrices de revenus, tout en renforçant la solidarité entre les survivantes.
L’AIBEF entend, à travers cette démarche, consolider la résilience des bénéficiaires et leur autonomisation socio-économique, en vue de promouvoir leur leadership au sein des communautés.
Les participantes, actives notamment dans le commerce, la couture et la pâtisserie, ont souligné que les AVEC contribuent au renforcement de la cohésion sociale, à la mise en place de caisses de solidarité et à un meilleur accès au crédit.
Elles ont toutefois relevé plusieurs contraintes, notamment le manque d’espaces d’exposition des produits, les tracasseries fiscales et les difficultés de recouvrement de certaines créances, autant de facteurs qui freinent le développement de leurs activités.
La Communication de l’AIBEF indique également que ces échanges ont permis de capitaliser les expériences individuelles et collectives, en identifiant des pratiques efficaces et des mécanismes de résilience ayant produit des résultats concrets.
Malgré ces défis, les bénéficiaires ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur participation au sein des AVEC et à appliquer les notions de gestion acquises lors des formations organisées par l’AIBEF.
En misant sur la solidarité et le partage d’expériences, elles s’emploient progressivement à transformer leur statut de survivantes en celui d’actrices du développement local.
Signalons que ces assises s’inscrivent dans une série d’activités menées dans la commune de Kadutu.
Rédaction

