Kabare : des jeunes s’engagent pour la cohabitation pacifique après un atelier de renforcement des capacités

Une cinquantaine de jeunes des groupements Bushwira, Kagabi et Cirunga ont pris part, à un atelier consacré à la cohabitation pacifique et à la résolution non violente des conflits.
Cette activité, organisée par l’Action pour le Développement des Milieux Ruraux (ADMR), s’est tenue dans le territoire de Kabare et visait à renforcer l’engagement des jeunes dans la prévention des violences.
Durant deux jours, du 28 au 29 novembre, les participants ont échangé en focus group sur les principales difficultés auxquelles ils font face dans leurs milieux de vie. Parmi les problèmes soulevés figurent notamment la justice populaire, la consommation abusive d’alcool, le chômage, l’enrôlement forcé dans les groupes armés, ainsi que le manque d’accès à une éducation et à des soins de santé de qualité.
Les jeunes ont également dénoncé l’instrumentalisation politique dont ils sont parfois victimes de la part de certains acteurs cherchant à renforcer leur positionnement au détriment de la stabilité communautaire. Conscients des risques que ces manipulations représentent pour la paix sociale, ils ont insisté sur la nécessité d’un encadrement citoyen renforcé.
À l’issue de ces échanges, les participants se sont engagés à lutter contre ces fléaux en privilégiant le dialogue comme principal outil de résolution des conflits. Ils ont aussi promis de vulgariser les messages de paix dans leurs communautés et d’éviter tout discours de haine susceptible d’attiser des tensions.
Pour sa part, Rodrigue Munguakonkwa, président du Cadre de concertation de la société civile de Kabare et participant à l’atelier, a salué l’initiative de l’ADMR.
Il a appelé les jeunes à faire preuve de résilience et à promouvoir le vivre-ensemble, aussi bien en famille que dans leurs milieux professionnels et communautaires.
François Ishaka depuis Kabare

