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Kabare : l’IPGL intensifie la mobilisation des communautés locales et pygmées pour réduire la pression sur le parc de Kahuzi-Biega

Après le groupement de Miti, l’Initiative pour la Paix et la Gouvernance Locale (IPGL Asbl) a poursuivi, mardi 24 mars 2026, sa campagne de sensibilisation sur la protection du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) à Kavumu, dans le groupement de Bugorhe, territoire de Kabare.

L’activité a réuni des agriculteurs, des éleveurs, des exploitants forestiers, des membres des communautés autochtones pygmées, des autorités locales, des organisations de conservation, des représentants de la société civile ainsi que des leaders des confessions religieuses du groupement.

« Cette initiative vise à réduire les pressions exercées sur les écosystèmes du parc, en renforçant l’engagement des communautés locales et des leaders du territoire de Kabare », a précisé Daniel Mastaki, coordonnateur de l’IPGL. Il a également insisté sur la nécessité pour les populations riveraines de mieux comprendre les risques liés aux activités illicites dans cette aire protégée.

Au cours de la rencontre, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment la vulgarisation de la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature et de la loi n°22/030 du 15 juillet 2022 portant promotion et protection des droits des peuples autochtones pygmées.

Les participants ont aussi plaidé pour le renforcement des activités socio-économiques, notamment à travers l’élevage de petit bétail, afin de réduire la dépendance aux ressources naturelles du parc.

Ils ont, en outre, recommandé l’initiation des communautés locales et autochtones pygmées aux cultures maraîchères, ainsi que la formation de sensibilisateurs communautaires autour du PNKB afin d’élargir la sensibilisation auprès des populations riveraines.

Par ailleurs, l’organisation a insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue entre les gestionnaires du parc et les communautés locales, de promouvoir des activités de reboisement et de restauration dans les villages riverains et de développer des alternatives économiques telles que l’agriculture, l’accès à la terre pour les paysans sans terre, l’élevage de petit bétail et l’artisanat. Elle encourage également la dénonciation des auteurs de la destruction du parc auprès des autorités compétentes.

Modérée par Prince Nyakasha, cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un projet d’appui à la sensibilisation et au relèvement socio-économique des communautés autochtones Batwa et des autres populations riveraines. Ce projet est mis en œuvre par l’IPGL avec l’appui financier de Global Greengrants Fund et l’accompagnement technique de Strong Roots Congo.

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