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Sud-Kivu : la SCOGO réunit les professionnels de santé autour de la prévention des cancers gynécologiques

La Société congolaise de gynécologie et d’obstétrique (SCOGO), cellule du Sud-Kivu, a organisé, le samedi 31 octobre 2026 à Bukavu, sa deuxième journée scientifique officielle.

Placée sous le thème « Cancer gynécologique au Sud-Kivu : entre tabou, retard diagnostique et espoir, que peut-on faire avec peu de moyens ? », cette rencontre a réuni des médecins spécialistes, des professionnels de santé, des sages-femmes ainsi que des étudiants en médecine autour des défis liés à la prévention, au dépistage précoce et à la prise en charge des cancers gynécologiques.

Les travaux se sont déroulés à l’hôtel New Riviera, dans la commune d’Ibanda, une année après la première édition. Malgré le contexte sécuritaire et humanitaire difficile dans la province, les organisateurs ont tenu à maintenir cette activité scientifique, au regard de son importance pour le renforcement des connaissances et l’amélioration des pratiques médicales en faveur de la santé de la femme.

Au cours des différentes interventions, les médecins gynécologues-obstétriciens ont particulièrement insisté sur la nécessité de détecter précocement les cancers gynécologiques afin de favoriser une prise en charge rapide et adaptée des patientes et d’améliorer leurs chances de survie.

Parmi les communications présentées, le Dr Mubalama Eugène a exposé un cas de fibrome ovarien chez une patiente de 21 ans présentant un contexte d’infertilité primaire depuis deux ans, en s’appuyant sur une revue de la littérature scientifique.

De son côté, le Dr Matabishi Philémon a présenté le parcours atypique d’une patiente atteinte d’un cancer du col de l’utérus, mettant en évidence les difficultés liées au diagnostic et à la prise en charge de cette maladie.

Le Dr Selemani Jean Misel est, quant à lui, revenu sur les actualités scientifiques relatives au cancer du sein. Son intervention a également permis de prolonger les actions de sensibilisation menées dans le cadre d’Octobre Rose, mois consacré à la prévention et à la lutte contre cette pathologie.

Au-delà des communications médicales, les échanges ont mis en évidence le rôle des sages-femmes dans la lutte contre les cancers gynécologiques. Une sage-femme expérimentée ayant pris part à la rencontre a souligné leur contribution à la sensibilisation des femmes, au dépistage et à l’orientation des patientes vers les structures sanitaires appropriées.

Les étudiants finalistes en médecine ont également salué cette initiative, qui leur a offert l’occasion d’approfondir leurs connaissances grâce aux exposés des spécialistes et au partage d’expériences professionnelles.

La journée a par ailleurs été marquée par une séance interactive de questions-réponses réunissant des professeurs d’université, des enseignants en médecine, des médecins, des sages-femmes, d’autres professionnels de santé ainsi que des étudiants. Ces échanges ont permis d’apporter des éclaircissements sur les différentes pathologies abordées et d’enrichir les connaissances des participants.

La Société congolaise de gynécologie et d’obstétrique est une société savante qui œuvre à la promotion de la gynécologie et de l’obstétrique en République démocratique du Congo. Elle constitue un cadre de formation continue, de recherche scientifique, de partage d’expériences et d’amélioration des pratiques médicales dans le domaine de la santé de la femme.

Au Sud-Kivu, sa cellule provinciale entend maintenir cette dynamique malgré les difficultés sécuritaires et humanitaires auxquelles la région est confrontée. La tenue de cette deuxième journée scientifique officielle témoigne de sa volonté de contribuer au renforcement des capacités des professionnels de santé et à l’amélioration de la prévention et de la prise en charge des maladies gynécologiques.

La rencontre s’est clôturée par la remise de brevets de participation aux participants, suivie d’un moment de convivialité et de nouveaux échanges entre les professionnels présents.

La troisième édition est annoncée dans une année, avec l’ambition de consolider les acquis et de poursuivre les réflexions scientifiques au service de la santé de la femme au Sud-Kivu.

Rédaction

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